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Éducation à la Défense et à la Sécurité nationale
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Sous la pression des attaques terroristes des années 2015/2016, le Gouvernement a décidé de renforcer l’Éducation à la Défense à tous les étages du système éducatif.

Les enseignants du primaire, du secondaire mais aussi du supérieur sont donc invités à prendre rapidement connaissance du dernier protocole interministériel - « Développer les liens entre la jeunesse, la Défense et la sécurité nationale » - promulgué le 20 mai 2016 (BOEN n° 26), et suivi d’une circulaire d’application (BOEN n° 43) en date du 22 novembre 2016 (1).

Ce nouveau protocole établi par les Ministères de la Défense, de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur et de la recherche et de l’Agriculture, réalise et élargit une synthèse des précédents protocoles et partenariat. Il ne pourra mieux dire combien l’École est plus que jamais actrice de l’Éducation à la Défense, mais qu’elle est également une cible clairement désignée du terrorisme. À ce titre, trois exercices annuels sur le thème de l’intrusion armée ont été imposés dans le Plan Particulier de Mise en Sûreté (PPMS) de tous les écoles, collèges et lycées à partir de la rentrée 2016.

Il est à noter que le nouveau protocole insiste sur la formation des professeurs aux problématiques de défense et de sécurité (2).

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  1. Voir aussi les « Textes réglementaires ».
  2.  Cf. La fiche mode d’action I4 : «  La formation des enseignants  ».


Le 7e numéro du magazine de propagande de l’État islamique, Dar al-Islâm, appelait à s’en prendre à l’Éducation nationale aux lendemain des attentats de Paris (novembre 2015)

 

63 600 établissements scolaires

Les établissements scolaires font partie des 6 catégories de cibles définies par le Gouvernement à partir de décembre 2015, consécutivement aux tueries de masse de Paris (attentats de Charlie Hebdo et du Bataclan). Avec les médias, les centres commerciaux, les gares de transports, les lieux de culte et les bâtiments officiels, les 63 600 écoles, collèges et lycées sont désormais considérés comme des objectifs potentiels pouvant intéresser les terroristes islamistes. À ces derniers, l’action de tueurs schizophrènes (et non "fous") n’est pas non plus exclue.

Les motivations pouvant faire d’un établissement scolaire le lieu d’une tuerie de masse sont malheureusement multiples et ne relèvent pas de scenarii abstraits. Il existe des précédents, certes surtout aux États-Unis, mais il faut nous rendre à l’évidence sous peine de ne pouvoir anticiper un massacre. En effet, il existe aujourd’hui des constats objectifs qui posent la question « quand cela se produira-t-il ? » plutôt que « est-ce que cela se produira-t-il un jour ? »

Le premier constat est d’abord celui du nombre important d’établissements scolaires, qu’ils soient du premier ou du deuxième degré. Ce nombre et leur dissémination sur tout le territoire empêche d’emblée toute sécurisation active et permanente dans l’état actuel des moyens de la sûreté intérieure. La sécurisation ne peut donc être que passive en interne (filtrage, veille, télésurveillance…) ou, en externe, du fait d’équipes mobiles dont la présence et le passage restent aléatoires (1).

À cela, s’ajoute un deuxième constat : l’extrême diversité des sites scolaires. Leur superficie, l’architecture des bâtiments, leur configuration extérieure comme intérieure, le nombre de personnes (adultes/élèves) que l’on y trouve, l’environnement immédiat (centre-ville, milieu urbanisé ou rural), sont autant de caractéristiques qui peuvent s’avérer très différentes d’un établissement à un autre sur une même commune. Il ne peut donc y avoir que des Plans Particuliers de Mise en Sûreté (PPMS), et un groupe d’intervention devra rapidement intégrer dans sa Méthode de Raisonnement Tactique (MRT) les caractéristiques des écoles, collèges et lycées de son secteur. La connaissance des lieux à l’échelle locale la plus fine conditionnera la rapidité et l’efficacité de toute intervention.

13 000 000 d’écoliers, de collégiens et de lycéens

Le troisième constat touche à la nature même de l’objectif. Les établissements scolaires concentrent durant la plus grande partie de la semaine un nombre élevé de cibles potentielles à des heures régulières. Les populations scolaires sont normalement encadrées dans une enceinte fermée, souvent constituée de grilles et de grillages, dont l’expérience montre que l’accès reste relativement aisé. La convergence de ces deux facteurs que sont la concentration et l’enfermement sont en soi des préalables à une tuerie de masse.

La question du transport scolaire doit être aussi intégrée à cette analyse, car la concentration des effectifs scolaires se fait également en-dehors des établissements avant et après les cours. Durant les jours ouvrables des milliers d’élèves de tous âges empruntent des cars scolaires matins et soirs à des heures fixes. En zones rurales, ces cars scolaires peuvent utiliser de longs trajets, souvent sur des itinéraires peu fréquentés pouvant très bien faire l’objet d’une attaque, d’une interception ou d’une prise d’otages.

Des cibles à haute valeur symbolique

Le quatrième constat est celui de la nature cette fois symbolique d’une attaque à l’encontre de la population scolaire. Au-delà du massacre en lui-même, le symbole qu’il représenterait serait de loin bien plus important du fait des conséquences traumatiques infligées à la société. L’attaque de l’école juive Ozar Hatorah par Mohamed MERAH, le 15 mars 2012, fut un précédent sans en être véritablement un, car le massacre ne visait que la communauté juive. Si demain, une école, un collège ou un lycée public était pris pour cible, c’est l’ensemble de la société - et toutes les familles scolarisées du pays - qui se sentirait concerné. Il est même permis de penser que le traumatisme serait d’autant plus violent que les victimes seraient jeunes. L’attaque d’une école maternelle ou primaire n’aurait ni les mêmes conséquences (incapacité des élèves à fuir ou à se défendre) ni exactement le même retentissement médiatique que l’attaque d’un lycée. Il se pourrait même qu’un seuil de rupture psychologique soit atteint dans ce cas de figure.

La sensibilité médiatique d’une telle attaque serait immédiate, et ses répercussions seraient – dans l’heure qui suit - tout aussi immédiatement nationales si ce n’est internationales. Pour cela point besoin de frapper au centre de Paris. Une école isolée de province pourrait suffire et ce n’est pas ce qui manque. Dans une autre configuration d’action terroriste, sans que le principe ne diffère pour autant, l’attaque de Radouane LAKDIM (23 mars 2018) a bien montré qu’une petite ville provinciale de moins de 6000 habitants pouvait très bien faire l’objet d’une tuerie à fort retentissement.

L’autre dimension symbolique à ne pas négliger non plus, est qu’un établissement scolaire public reste, par essence, la représentation même de l’idée laïque haïe par les islamistes. Comment oublier qu’au lendemain des attentats de Paris de novembre 2015, l’État islamique avait incité les élèves musulmans à déserter les écoles françaises comme il avait aussi appelé à tuer les professeurs « mécréants » enseignant la Laïcité ? (2)

Les vulnérabilités de la communauté éducative

À ces constats objectifs il faut en ajouter un autre tout aussi fondamental qui - dans l’état actuel de la situation - ne pourrait qu’amplifier une éventuelle tuerie de masse dans un établissement scolaire. Car s’il est une institution qui se devrait d’être la matrice de l’Esprit de défense, c’est bien l’École qui paradoxalement à elle-même si bien abandonné son devoir de défense. De nos jours, tout est à construire en termes de culture de défense dans les établissements scolaires, et s’il fallait souligner l’impréparation – pour ne pas dire l’inconséquence si ce n’est l’inconscience - des communautés scolaires et éducatives face à la menace des tueries de masse, les exemples ne manqueraient malheureusement pas.

Il suffit pour cela d’observer l’absence de rigueur, de discipline, voire de sérieux, avec lequel les élèves, de manière générale, se prêtent aux exercices de sécurité. Combien d’entre eux savent se déplacer en silence, rapidement et en ordre dans les couloirs ? Combien savent faciliter l’appel de leurs professeurs sur leurs lieux de regroupement sans se mélanger avec d’autres élèves d’autres classes ? Combien savent réellement qui sont les personnes référentes en cas de crise ? Combien ont vraiment appris les gestes de premiers secours et savent où se situent la mallette d’urgence ou les défibrillateurs ? Combien ont tout simplement reçu une culture de défense ?

Jusqu’en 2016, la sécurité concernait essentiellement des Exercices Prévention d’Incendies (EPI) ou des Exercices Prévention des Risques (EPR). Ces exercices nécessitent déjà en soi un certain nombre de réflexes, sachant que les conduites à tenir et les lieux de rassemblement ne sont pas les mêmes selon que l’on doit réagir à un incendie ou à un confinement. Depuis 2016 est venu se greffer aux EPI et EPR un nouvel exercice obligatoire : l’alerte attentat/intrusion armée. 13 000 000 d’élèves de tous âges sont ainsi passés de la posture du risque à celle de la menace avec un exercice de loin plus anxiogène car plus imprévisible et plus complexe à mettre en œuvre.

Des années passées en collèges et en lycées amènent invariablement au même constat : l’absence d’une culture de défense au sein de la communauté éducative. Dans leur ensemble, les professeurs sont indifférents à cette culture comme à sa transmission, et ils n’en perçoivent ni l’importance ni l’urgente nécessité. Trop peu sensibilisés durant leur carrière, ils sont dans leur grande majorité quasi ignorants des enjeux de défense. Pire, une partie de la communauté éducative professe ouvertement son hostilité à toute introduction d’une culture de défense dans les écoles. Une posture essentiellement idéologique, héritière du sentiment anti-autorité et anti-armée des années 1960-1980, qui n’est pas non plus sans ramifications avec ce que l’on appelle désormais de nos jours l’islamo-gauchisme.

Quand on parcourt le « Plan de sécurité des écoles, des collèges et des lycées » (3), il est symptomatique de constater que sur les cinq niveaux d’action définis par le Ministère de l’Éducation nationale pour prévenir et faire face à une crise - les rectorats, les préfectures, les directions départementales de l’EN, les brigades de gendarmerie et les commissariats de police, les établissements scolaires –, toutes prévoient une cellule dédiée, un état-major ou, a minima, un référent sur la question à l’exception des seuls principaux intéressés : les établissements scolaires. Alors que ces derniers sont dans le même temps définis comme les objectifs potentiels du terrorisme islamiste ; alors que le constat de leur situation impose plus que jamais une souplesse opérationnelle ainsi qu’une importante marge d’initiative locale, il n’est même pas officiellement formalisée une structure spécifique, pas même un référent sécurité attentat par établissement.

Comme d’habitude tout est laissé à des directions d’établissement plus ou moins éclairées, psychologiquement inhibées, constamment contraintes administrativement, toujours débordées par les missions les plus diverses où, finalement, l’exercice attentat/intrusion n’est qu’une formalité administrative parmi d’autres. Dans ce contexte, qui pourrait reprocher quoi que ce soit à des élèves, qui ne sont, in fine, que le produit des démissions de la communauté éducative elle-même à l’endroit d’enjeux de sécurité devenus aujourd’hui des enjeux de sûreté ? Des enjeux pourtant hautement civiques.

 

 

Propositions

On l’aura compris, la situation reste particulièrement grave et dangereuse, ne laissant à espérer que la schizophrénie institutionnelle quasi systémique n’amplifie - on ne saurait malheureusement comment - une catastrophe à court, moyen ou long terme. Qu’il nous faille attendre un sanglant RETEX pour mettre en place des solutions de bons sens, pourtant faciles à mettre en œuvre pour peu qu’un certain esprit d’initiative soit accepté. Il existe, certes, un encadrement interministériel sur la sécurisation et la gestion de crise dans les établissements scolaires depuis 2017 (cf. infra), mais il ne se traduit pas par une véritable prise de conscience ni par une mobilisation efficace à l’échelle des communautés d’établissements à l’exception peut-être de certaines écoles et de certains collèges et lycées situés dans des secteurs particulièrement sensibles.

Si l’on reprend la terminologie des spécialistes de la sûreté anti-terroriste, les établissements scolaires combinent à la fois les caractéristiques des cibles dites « dures » et des cibles dites « molles ». Les premières sont symboliques et permettent de faire de nombreuses victimes : une église lors d’une messe importante pour la communauté chrétienne par exemple. Les secondes sont impossibles à défendre totalement du fait de leur nombre et de leur dispersion sur tout le territoire. Si l’on compte en effet 45 000 églises en France, elles ne sont pas en revanche toutes occupées ni fréquentées par les foules quotidiennement. Si l’on prend l’exemple des centres commerciaux et des supermarchés - impossibles à protéger du fait de leur grand nombre également, et bien plus fréquentés que les églises -, leur dimension symbolique est en revanche beaucoup moins importante.

On comprendra d’emblée la problématique pour les établissements scolaires. En cas d’attaque d’une école par un ou plusieurs individus armés et déterminés, personnels et élèves ne pourront tous être protégés ni sauvés qui plus est lorsque l’on sait que le ou les assaillant(s) bénéficieront toujours de l’effet de surprise. L’équation portera donc sur le fait de savoir comment faire pour qu’une telle attaque ne fasse, par exemple, que trois morts au lieu de dix voire davantage.

Il ne s’agit pas de transformer le réseau des établissements en une nouvelle Ligne Maginot, mais de bien prendre en compte le fait que leur défense sera la combinaison à la fois d’un dispositif statique de fait et d’un dispositif mobile, à savoir l’action des premières unités d’intervention dans un délai théorique de 20 minutes. Encore faudrait-il pouvoir donner ce temps (voire bien plus) aux unités primo-intervenantes en renforçant le dispositif statique c’est-à-dire les établissements. Si l’on s’en tient à ce qui revient dans tous les RETEX de crises et de catastrophes, à savoir que c’est le mental qui conditionne la capacité à survivre de l’individu comme du groupe, ce renforcement pourra (et devra) s’opérer en préparant les esprits à l’inévitable effet de surprise et en donnant aux communautés scolaires un certain nombre de moyens de parade. Partant deux grands objectifs stratégiques pourront être proposés :

 

  • Un objectif de court terme - Dans chaque établissement, mettre sur pied une structure permanente entièrement dédiée à ce type de crise. Cette structure dont le format peut varier selon la taille et les effectifs des établissements sera en charge d’élaborer et d’organiser les mesures de protection spécifiques à chaque site scolaire. Il s’agit de créer un état-major local capable d’organiser en interne et de communiquer en externe avec les services de sûreté et de sécurité.

  • Un objectif de moyen et long terme – En installant une sensibilisation et un entraînement pérennes face à ce type de crise, il s’agit de faire naître une véritable culture de défense dans tous les établissements scolaires qu’ils soient écoles, collèges ou lycées. Cette culture de défense s’intègrera naturellement dans l’Éducation à la défense, et en impliquant les familles au-delà des seuls élèves elle travaillera concrètement à la résilience et à l’Esprit de défense.

De ces objectifs on pourra déduire un certain nombre de pistes de réflexion et d’axes de travail dont le détail pourra être téléchargé :

 

  • La sensibilisation et la formation des personnes à tous les échelons de l’établissement : de la direction jusqu’aux élèves. Cette première étape est la condition sine qua non de la mise en défense de l’établissement. Il ne peut y avoir de défense s’il n’y a pas une conscience de la menace. Cette sensibilisation nécessite une posture anticipatrice (4) qui accepte, de fait, la probabilité d’une attaque, en refuse le déni sous prétexte d’un discours soi-disant « anxiogène » (5), et ne se contente plus de dispositifs passifs destinés à la gestion émotionnelle d’un attentat.

  • Définir les missions de la structure de crise sur deux modes : la prévention et l’action. La prévention consistera en une veille active en amont de la crise  ; recherche et mutualisation d’informations sur ce qui se fait dans les autres établissements, dans les entreprises, dans les autres ministères  ; contacts avec les acteurs locaux de la Défense (Gendarmerie, polices nationale et municipale, correspondant Défense…)  ; élaboration d’une stratégie locale à partir d’un constat des vulnérabilités de l’établissement. Le volet action consistera en la mise en pratique de cette stratégie à travers l’application de mesures préparatoires (création de sanctuaires permanents par exemple) et d’exercices concrets.

  • Établir une préparation opérationnelle partant du principe que les actes réflexes ne peuvent s’improviser, et doivent faire l’objet d’un apprentissage préalable systématique. Le jour de la crise, il sera trop tard. Un exercice pourra donc être décomposé en deux phases d’apprentissage. Dans un premier temps avec le professeur et sa classe (écoles maternelles et primaires) ou par niveaux de scolarité en collèges/lycées (6e, 5e, 2nde…), pour ensuite être joué à l’échelle de l’établissement (toutes classes et niveaux confondus). Il est important que ce cycle opérationnel fasse intervenir des observateurs extérieurs sur les deux phases afin d’enrichir les RETEX : gendarmes, policiers, réservistes citoyens militaires.

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  1. Ce qui est aussi une tactique.
  2. Cf. « Ô vous qui avez cru ! Préservez vos personnes et vos familles d’un Feu », Dar Al-Islâm, « La France à genoux », n° 7, 30 novembre 2015, pp. 12-17. Dar Al-Islâm était le magazine francophone de l’État islamique, publié par son service médiatique Al-Hayat. Le magazine était diffusé sur Twitter en version pdf.
  3. Cf. Eduscol [en ligne]. Ministère de l’Éducation nationale [consulté le 31 mars 2018]. « Consignes de sécurité applicables dans les établissements relevant du ministère de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ». Disponible sur http://www.education.gouv.fr/cid85267/consignes-de-securite-applicables-dans-les-etablissements-relevant-du-ministere.html
  4. D’aucuns diraient « proactif ».
  5. Il sera rappelé, non inutilement, que ce n’est pas celui qui explique le terrorisme islamiste et ses intentions qui est en soi anxiogène, mais la réalité dudit terrorisme telle que l’actualité nous la renvoie.

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Cadres et dispositifs existants

 


LE DERNIER JOURNAL D’AVRIL

 

Emission du 14 avril 2018 - Espace, le nouveau champ de bataille ?

Thèmes - Armée de l’Air

 

Emission du 11 avril 2017 - Opération Barkhane, au plus près de l’armée malienne

Thèmes - OPEX, Armée de Terre

Emission du 16 avril 2016 - Ebola, le service de santé des Armées en première ligne (2)

Thèmes - Armée de Terre, Service de Santé des Armées (SSA), coopération

Emission du 9 avril 2016 - Ebola, le service de santé des Armées en première ligne (1)

Thèmes - Armée de Terre, Service de Santé des Armées (SSA), coopération

Emission du 18 avril 2015 - Gabon : la coopération opérationnelle en marche (hors-série)

Thèmes - Armée de Terre, combat en jungle, formations étrangères

Emission du 15 avril 2015 - Hexagone Balard, la Défense ensemble

Thème - Ministère de la Défense

 

1/10 Lire la suite
MBAsp Management de la sécurité

Après la dispensation d’un MOOC « Gestion de crise », l’École des Officiers de la Gendarmerie Nationale de Melun (EOGN) propose pour l’année 2018-2019 un Master of Business Administration spécialisé (MBAsp) « Management de la sécurité ».

Organisée en partenariat avec l’Université Paris II Panthéon-Assas et HEC Paris, cette formation multidisciplinaire de 14 semaines réparties sur plus d’un an propose une approche globale des enjeux de sécurité à la charnière de l’expertise opérationnelle de la Gendarmerie et de la culture d’entreprise.

Le MBAsp s’adresse aux cadres de direction, cadres supérieurs des secteurs publics et privés, et aux chefs d’entreprise. Les cours auront lieu à l’École militaire de Paris.

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  • Inscription avant le 15 juin 2018 à contact at mba-securite-eogn.fr ou aux 01 64 14 33 67 - 06 88 18 55 50.

 

2/10 Lire la suite
Char léger Renault FT

 

La qualité technico-opérationnelle du char AMX Leclerc illustre l’excellence technologique et industrielle de la France. Ce savoir-faire contemporain rappelle que notre pays fut aussi à l’avant-garde historique en matière de conception de blindés de combat.

Certes, le premier engagement de chars de l’Histoire est britannique, et il remonte à la bataille de la Somme (septembre 1916). Quelques mois plus tard, le 16 avril 1917, lors de la bataille de Berry-au-Bac (offensive du Chemin des Dames), c’est au tour des premiers engins blindés de construction entièrement française d’être engagés. À partir de cette confrontation et de diverses observations, le Colonel Jean-Baptiste ESTIENNE (1860-1936) oriente sa réflexion vers un matériel plus léger, plus maniable et d’emploi tactique plus efficace.

Aidé par l’industriel Louis RENAULT (1877-1944), ESTIENNE fixe les principes qui vont fixer l’évolution du matériel...

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Napoléon stratège

 

Symbole et incarnation de la gloire militaire française, Napoléon Ier ne cesse de fasciner jusqu’à nos jours. En partenariat avec la Fondation Napoléon, le SHD, le Château de Versailles, et le CIC, le Musée de l’Armée lui consacre une nouvelle exposition qui, à travers 200 objets et documents, s’intéressera plus particulièrement aux qualités du chef : justesse stratégique, coup d’oeil tactique, esprit de décision, art du commandement...

L’exposition « Napoléon stratège » se tient à l’Hôtel national des Invalides du 6 avril au 22 juillet 2018.

 

 

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La Journée Défense Citoyenneté

 

Avec le recensement, la Journée Défense Citoyenneté (JDC) constitue l’une des étapes importantes du parcours citoyen. Anciennement appelée Journée d’Appel et de Préparation à la Défense (JAPD), la JDC est une obligation civique pour les garçons comme pour les filles entre leur 17 et leur 18 ans. Elle se réalise par convocation - le plus souvent durant leur année de Terminale - , et après le recensement normalement effectué en mairie l’année de leur 16 ans.

La JDC s’articule autour de trois questions, qui structurent l’organisation de la journée entre les jeunes et les acteurs de la Défense.

  • Pourquoi une Défense ?
  • Comment le pays est-il défendu ?
  • Quelles sont les voies de l’engagement civique ?

Les thèmes de la sécurité routière et du Service national ont été, par la suite, intégrés aux ateliers de la JDC. Temps de sensibilisation, de formation et d’orientation, la JDC est aussi un moment privilégié pour évaluer...

5/10 Lire la suite
MOOC « La protection des données personnelles »

 

Alors que le SGDSN vient de publier - en février 2018 - une Revue stratégique de cyberdéfense, l’Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique (INRIA) et le Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM) proposent deux MOOC autour du thème de la protection des données personnelles.

La formation proposée par l’INRIA s’intéressera aux empreintes que nous laissons dans les objets numériques utilisés au quotidien, aux mesures de protection individuelle, ainsi qu’au droit des individus en terme de vie privée. Le MOOC s’étend du 29 janvier au 18 mars (inscription jusqu’au 11 mars 2018).

La formation du CNAM inscrira la problématique dans une dimension professionnelle et européenne, en sensibilisant les auditeurs à la nouvelle Réglementation Générale sur la Protection des Données (RGPD). Le MOOC couvrira la période du 23 avril au 3 juillet 2018.

 

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Musiques et Choeur de l’Armée française

 

2018 est l’année de la commémoration du centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale. À cette occasion les Armées donneront une série de concerts dans douze villes avec un premier coup d’envoi au Palais des Congrès de Paris, le samedi 27 janvier. Ces concerts auront lieu jusqu’au 8 avril 2018, date de la dernière manifestation musicale à Rennes.

Quatre grandes formations musicales prestigieuses se produiront à savoir : la Musique de la Légion étrangère, la Fanfare de la Garde républicaine, le Choeur de l’Armée française (qui est également une formation de la Garde républicaine) et le Bagad de Lann-Bihoué.

Injustement méconnue et brocardée, la musique militaire est d’une richesse insoupçonnée. Conservatoire de traditions historiques, elle est bien plus qu’un simple instrument destiné à l’ordre serré et aux défilés. Ainsi y trouvera t-on l’influence de la musique classique mais aussi, de...

7/10 Lire la suite
Servir

« La vraie loyauté consiste à dire la vérité à son chef (...) La vraie liberté est d’être capable de le faire... » Le ton est donné dans le livre « Servir » que le Général d’armée Pierre de VILLIERS vient de publier aux éditions Fayard. Témoignage d’un grand soldat et d’un serviteur de l’État exemplaire, le Général de VILLIERS revient sur son désaccord avec le Président de la République qui le conduisit à démissionner en juillet 2017 sur la question du budget des armées. Cette démission, il la présente comme un devoir à la fois « personnel » et « collectif » face à ce que l’on pourrait comprendre comme la « myopie » du pouvoir politique à l’endroit de la défense du pays. Au-delà des événements politiques, le livre est ainsi l’occasion pour l’ancien CEMA de présenter l’état des menaces qui pèsent actuellement sur la France.

  • de VILLIERS (Pierre), Servir, Fayard, 2017, 256 p.

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Guide des archives et de la bibliothèque du SHD

 

Le Service Historique de la Défense (SHD) a été constitué par la centralisation des fonds d’archives des forces armées : l’Armée de Terre, la Marine nationale, l’Armée de l’Air et la Gendarmerie nationale. Les fonds existaient auparavant, mais ils relevaient d’une gestion dispersée dans les différentes armées et, pour partie, se situaient en province. Tout est désormais rassemblé et géré par un organisme unique dans l’enceinte du château de Vincennes, ce depuis 2005.

Patrimoine archivistique exceptionnel, les fonds du SHD font revivre nos combattants sur les cinq derniers siècles sous les regards croisés des chercheurs qu’ils soient historiens, archéologues, généalogistes ou issus d’autres branches des sciences humaines. On y trouvera une documentation technique, administrative, mais aussi une foule de témoignages inestimables, qui n’intéressent pas uniquement l’histoire militaire française. Selon les thèmes de...

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Dictionnaire de la guerre et de la paix

 

Les Presses Universitaires de France (PUF) viennent de publier un ouvrage du plus grand intérêt pour tous ceux qu’intéressent la situation géopolitique et stratégique du monde contemporain. Sous la direction du Général Benoît DURIEUX, de Jean-Baptiste JEANGÈNE VILMER, Directeur de l’IRSEM, et de Frédéric RAMEL, chercheur au CERI-CNRS, 200 contributeurs ont participé à cette somme de plus de 300 entrées permettant une réflexion fouillée sur l’actualité de la guerre, mais également sur la relation dialectique que la guerre entretient avec la construction de la paix. Les professeurs des collèges et des lycées y trouveront les points de repère essentiels à un enseignement de défense.

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  • DURIEUX (Benoît), JEANGÈNE VILMER (Jean-Baptiste), RAMEL (Frédérique), Dictionnaire de la guerre et de la paix, Paris, PUF, 2017, 1560 p.
  • Lundi 13 novembre 2017 à 17.00, les auteurs présenteront l’ouvrage aux étudiants de Sciences-Po...
10/10 Lire la suite
L’Institut des Hautes Études de Défense Nationale (IHEDN)

 

L’Amiral Raoul CASTEX (1878-1968)

C’est à un marin, l’un des grands théoriciens et stratèges maritimes farnçais du XXe siècle, que nous devons la naissance de l’Institut des Hautes Études de Défense Nationale (IHEDN). Lorsque l’Amiral Raoul CASTEX créé le Collège des Hautes Études de Défense Nationale (CHEDN), en 1936, il pressent que la Défense nationale ne relève plus exclusivement de l’action du Ministère de la Guerre mais, dorénavant, de l’ensemble des forces vives de la Nation.

Raoul CASTEX est le contemporain du Général allemand Erich LUDENDORFF (1865-1937), le théoricien de la « guerre totale ». Il fait partie de cette génération d’officiers - marqués par la Première Guerre mondiale - qui pensent que la Défense est, plus que jamais, une question d’esprit et de culture. Le premier – l’Esprit de défense – doit être conforté afin de permettre l’élaboration de la deuxième – la culture de défense – dont la...

Comment se comporter en homme debout au XXIe siècle ?

  • Votre dernier essai s’intitule Pour quoi serions-nous encore prêts à mourir ? Le mot « encore » signifie-t-il que mourir pour un idéal est une faculté que nous avons perdue ? Quand est-ce arrivé ?

Alexandra LAIGNEL-LAVASTINE - Je dirais que l’Europe s’est construite, depuis 1945, sur le désaveu du Mal radical. Le voyant revenir sous une forme imprévue et embarrassante — l’islamo-fascisme —, elle a choisi de faire l’autruche. Quant à la guerre, elle s’est perdue dans les méandres du XXe siècle. Et outre notre ramollissement consumériste, un autre facteur joue en sous-main : nous vivons sur l’idée folle selon laquelle, pour se débarrasser des tragédies du XXe siècle, il suffirait d’en finir avec le tragique lui-même. D’où le fait que nous nous savons en guerre, mais que nous ne voulons toujours pas le savoir : nous voulons avoir la paix !

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