Bandeau
Éducation à la Défense et à la Sécurité nationale
Site non officiel
Descriptif du site

Sous la pression des attaques terroristes des années 2015/2016, le Gouvernement a décidé de renforcer l’Éducation à la Défense à tous les étages du système éducatif.

Les enseignants du primaire, du secondaire mais aussi du supérieur sont donc invités à prendre rapidement connaissance du dernier protocole interministériel - « Développer les liens entre la jeunesse, la Défense et la sécurité nationale » - promulgué le 20 mai 2016 (BOEN n° 26), et suivi d’une circulaire d’application (BOEN n° 43) en date du 22 novembre 2016 (1).

Ce nouveau protocole établi par les Ministères de la Défense, de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur et de la recherche et de l’Agriculture, réalise et élargit une synthèse des précédents protocoles et partenariat. Il ne pourra mieux dire combien l’École est plus que jamais actrice de l’Éducation à la Défense, mais qu’elle est également une cible clairement désignée du terrorisme. À ce titre, trois exercices annuels sur le thème de l’intrusion armée ont été imposés dans le Plan Particulier de Mise en Sûreté (PPMS) de tous les écoles, collèges et lycées à partir de la rentrée 2016.

Il est à noter que le nouveau protocole insiste sur la formation des professeurs aux problématiques de défense et de sécurité (2).

__________

  1. Voir aussi les « Textes réglementaires ».
  2.  Cf. La fiche mode d’action I4 : «  La formation des enseignants  ».


Le 7e numéro du magazine de propagande de l’État islamique, Dar al-Islâm, appelle à s’en prendre à l’Éducation nationale au lendemain des attentats de Paris (novembre 2015)

 

63 600 établissements scolaires

Les établissements scolaires font partie des 6 catégories de cibles définies par le Gouvernement à partir de décembre 2015, consécutivement aux tueries de masse de Paris (attentats de Charlie Hebdo et du Bataclan). Avec les médias, les centres commerciaux, les gares de transport, les lieux de culte et les bâtiments officiels, les 63 600 écoles, collèges et lycées sont désormais considérés comme des objectifs potentiels pouvant intéresser les terroristes islamistes. À ces derniers, l’action de tueurs schizophrènes (et non "fous") n’est pas non plus exclue.

Les motivations pouvant faire d’un établissement scolaire le lieu d’une tuerie de masse sont malheureusement multiples et ne relèvent pas de scenarii abstraits. Il existe des précédents, certes surtout aux États-Unis, mais il faut nous rendre à l’évidence sous peine de ne pouvoir anticiper un massacre. En effet, il existe aujourd’hui des constats objectifs qui posent la question « quand cela se produira-t-il ? » plutôt que « est-ce que cela se produira-t-il un jour ? »

Le premier constat est d’abord celui du nombre important d’établissements scolaires, qu’ils soient du premier ou du deuxième degré. Ce nombre et leur dissémination sur tout le territoire empêche d’emblée toute sécurisation active et permanente dans l’état actuel des moyens de la sûreté intérieure. La sécurisation ne peut donc être que passive en interne (filtrage, veille, télésurveillance…) ou, en externe, du fait d’équipes mobiles dont la présence et le passage restent aléatoires (1).

À cela, s’ajoute un deuxième constat : l’extrême diversité des sites scolaires. Leur superficie, l’architecture des bâtiments, leur configuration extérieure comme intérieure, le nombre de personnes (adultes/élèves) que l’on y trouve, l’environnement immédiat (centre-ville, milieu urbanisé ou rural), sont autant de caractéristiques qui peuvent s’avérer très différentes d’un établissement à un autre sur une même commune. Il ne peut donc y avoir que des Plans Particuliers de Mise en Sûreté (PPMS), et un groupe d’intervention devra rapidement intégrer dans sa Méthode de Raisonnement Tactique (MRT) les caractéristiques des écoles, collèges et lycées de son secteur. La connaissance des lieux à l’échelle locale la plus fine conditionnera la rapidité et l’efficacité de toute intervention.

13 000 000 d’écoliers, de collégiens et de lycéens

Le troisième constat touche à la nature même de l’objectif. Les établissements scolaires concentrent durant la plus grande partie de la semaine un nombre élevé de cibles potentielles à des heures régulières. Les populations scolaires sont normalement encadrées dans une enceinte fermée, souvent constituée de grilles et de grillages, dont l’expérience montre que l’accès reste relativement aisé. La convergence de ces deux facteurs que sont la concentration et l’enfermement sont en soi des préalables à une tuerie de masse.

La question du transport scolaire doit être aussi intégrée à cette analyse, car la concentration des effectifs scolaires se fait également en-dehors des établissements avant et après les cours. Durant les jours ouvrables des milliers d’élèves de tous âges empruntent des cars scolaires matins et soirs à des heures fixes. En zones rurales, ces cars scolaires peuvent utiliser de longs trajets, souvent sur des itinéraires peu fréquentés pouvant très bien faire l’objet d’une attaque, d’une interception ou d’une prise d’otages.

Des cibles à haute valeur symbolique

Le quatrième constat est celui de la nature cette fois symbolique d’une attaque à l’encontre de la population scolaire. Au-delà du massacre en lui-même, le symbole qu’il représenterait serait de loin bien plus important du fait des conséquences traumatiques infligées à la société. L’attaque de l’école juive Ozar Hatorah par Mohamed MERAH, le 15 mars 2012, fut un précédent sans en être véritablement un, car le massacre ne visait que la communauté juive. Si demain, une école, un collège ou un lycée public était pris pour cible, c’est l’ensemble de la société - et toutes les familles scolarisées du pays - qui se sentirait concerné. Il est même permis de penser que le traumatisme serait d’autant plus violent que les victimes seraient jeunes. L’attaque d’une école maternelle ou primaire n’aurait ni les mêmes conséquences (incapacité des élèves à fuir ou à se défendre) ni exactement le même retentissement médiatique que l’attaque d’un lycée. Il se pourrait même qu’un seuil de rupture psychologique soit atteint dans ce cas de figure.

La sensibilité médiatique d’une telle attaque serait immédiate, et ses répercussions seraient – dans l’heure qui suit - tout aussi immédiatement nationales si ce n’est internationales. Pour cela point besoin de frapper au centre de Paris. Une école isolée de province pourrait suffire et ce n’est pas ce qui manque. Dans une autre configuration d’action terroriste, sans que le principe ne diffère pour autant, l’attaque de Radouane LAKDIM (23 mars 2018) a bien montré qu’une petite ville provinciale de moins de 6000 habitants pouvait très bien faire l’objet d’une tuerie à fort retentissement.

L’autre dimension symbolique à ne pas négliger non plus, est qu’un établissement scolaire public reste, par essence, la représentation même de l’idée laïque haïe par les islamistes. Comment oublier qu’au lendemain des attentats de Paris de novembre 2015, l’État islamique avait incité les élèves musulmans à déserter les écoles françaises comme il avait aussi appelé à tuer les professeurs « mécréants » enseignant la Laïcité ? (2)

Les vulnérabilités de la communauté éducative

À ces constats objectifs il faut en ajouter un autre tout aussi fondamental qui - dans l’état actuel de la situation - ne pourrait qu’amplifier une éventuelle tuerie de masse dans un établissement scolaire. Car s’il est une institution qui se devrait d’être la matrice de l’Esprit de défense, c’est bien l’École qui paradoxalement à elle-même si bien abandonné son devoir de défense. De nos jours, tout est à construire en termes de culture de défense dans les établissements scolaires, et s’il fallait souligner l’impréparation – pour ne pas dire l’inconséquence si ce n’est l’inconscience - des communautés scolaires et éducatives face à la menace des tueries de masse, les exemples ne manqueraient malheureusement pas.

Il suffit pour cela d’observer l’absence de rigueur, de discipline, voire de sérieux, avec lequel les élèves, de manière générale, se prêtent aux exercices de sécurité. Combien d’entre eux savent se déplacer en silence, rapidement et en ordre dans les couloirs ? Combien savent faciliter l’appel de leurs professeurs sur leurs lieux de regroupement sans se mélanger avec d’autres élèves d’autres classes ? Combien savent réellement qui sont les personnes référentes en cas de crise ? Combien ont vraiment appris les gestes de premiers secours et savent où se situent la mallette d’urgence ou les défibrillateurs ? Combien ont tout simplement reçu une culture de défense ?

Jusqu’en 2016, la sécurité concernait essentiellement des Exercices Prévention d’Incendies (EPI) ou des Exercices Prévention des Risques (EPR). Ces exercices nécessitent déjà en soi un certain nombre de réflexes, sachant que les conduites à tenir et les lieux de rassemblement ne sont pas les mêmes selon que l’on doit réagir à un incendie ou à un confinement. Depuis 2016 est venu se greffer aux EPI et EPR un nouvel exercice obligatoire : l’alerte attentat/intrusion armée. 13 000 000 d’élèves de tous âges sont ainsi passés de la posture du risque à celle de la menace avec un exercice de loin plus anxiogène car plus imprévisible et plus complexe à mettre en œuvre.

Des années passées en collèges et en lycées amènent invariablement au même constat : l’absence d’une culture de défense au sein de la communauté éducative. Dans leur ensemble, les professeurs sont indifférents à cette culture comme à sa transmission, et ils n’en perçoivent ni l’importance ni l’urgente nécessité. Trop peu sensibilisés durant leur carrière, ils sont dans leur grande majorité quasi ignorants des enjeux de défense. Pire, une partie de la communauté éducative professe ouvertement son hostilité à toute introduction d’une culture de défense dans les écoles. Une posture essentiellement idéologique, héritière du sentiment anti-autorité et anti-armée des années 1960-1980, qui n’est pas non plus sans ramifications avec ce que l’on appelle désormais de nos jours l’islamo-gauchisme.

Quand on parcourt le « Plan de sécurité des écoles, des collèges et des lycées » (3), il est symptomatique de constater que sur les cinq niveaux d’action définis par le Ministère de l’Éducation nationale pour prévenir et faire face à une crise - les rectorats, les préfectures, les directions départementales de l’EN, les brigades de gendarmerie et les commissariats de police, les établissements scolaires –, toutes prévoient une cellule dédiée, un état-major ou, a minima, un référent sur la question à l’exception des seuls principaux intéressés : les établissements scolaires. Alors que ces derniers sont dans le même temps définis comme les objectifs potentiels du terrorisme islamiste ; alors que le constat de leur situation impose plus que jamais une souplesse opérationnelle ainsi qu’une importante marge d’initiative locale, il n’est même pas officiellement formalisée une structure spécifique, pas même un référent sécurité attentat par établissement.

Comme d’habitude tout est laissé à des directions d’établissement plus ou moins éclairées, psychologiquement inhibées, constamment contraintes administrativement, toujours débordées par les missions les plus diverses où, finalement, l’exercice attentat/intrusion n’est qu’une formalité administrative parmi d’autres. Dans ce contexte, qui pourrait reprocher quoi que ce soit à des élèves, qui ne sont, in fine, que le produit des démissions de la communauté éducative elle-même à l’endroit d’enjeux de sécurité devenus aujourd’hui des enjeux de sûreté ? Des enjeux pourtant hautement civiques.

 

 

Propositions

On l’aura compris, la situation reste particulièrement grave et dangereuse, ne laissant à espérer que la schizophrénie institutionnelle quasi systémique n’amplifie - on ne saurait malheureusement comment - une catastrophe à court, moyen ou long terme. Qu’il nous faille attendre un sanglant RETEX pour mettre en place des solutions de bons sens, pourtant faciles à mettre en œuvre pour peu qu’un certain esprit d’initiative soit accepté. Il existe, certes, un encadrement interministériel sur la sécurisation et la gestion de crise dans les établissements scolaires depuis 2017 (cf. infra), mais il ne se traduit pas par une véritable prise de conscience ni par une mobilisation efficace à l’échelle des communautés d’établissements à l’exception peut-être de certaines écoles et de certains collèges et lycées situés dans des secteurs particulièrement sensibles.

Si l’on reprend la terminologie des spécialistes de la sûreté anti-terroriste, les établissements scolaires combinent à la fois les caractéristiques des cibles dites « dures » et des cibles dites « molles ». Les premières sont symboliques et permettent de faire de nombreuses victimes : une église lors d’une messe importante pour la communauté chrétienne par exemple. Les secondes sont impossibles à défendre totalement du fait de leur nombre et de leur dispersion sur tout le territoire. Si l’on compte en effet 45 000 églises en France, elles ne sont pas en revanche toutes occupées ni fréquentées par les foules quotidiennement. Si l’on prend l’exemple des centres commerciaux et des supermarchés - impossibles à protéger du fait de leur grand nombre également, et bien plus fréquentés que les églises -, leur dimension symbolique est en revanche beaucoup moins importante.

On comprendra d’emblée la problématique pour les établissements scolaires. En cas d’attaque d’une école par un ou plusieurs individus armés et déterminés, personnels et élèves ne pourront tous être protégés ni sauvés qui plus est lorsque l’on sait que le ou les assaillant(s) bénéficieront toujours de l’effet de surprise. L’équation portera donc sur le fait de savoir comment faire pour qu’une telle attaque ne fasse, par exemple, que trois morts au lieu de dix voire davantage.

Il ne s’agit pas de transformer le réseau des établissements en une nouvelle Ligne Maginot, mais de bien prendre en compte le fait que leur défense sera la combinaison à la fois d’un dispositif statique de fait et d’un dispositif mobile, à savoir l’action des premières unités d’intervention dans un délai théorique de 20 minutes. Encore faudrait-il pouvoir donner ce temps (voire bien plus) aux unités primo-intervenantes en renforçant le dispositif statique c’est-à-dire les établissements. Si l’on s’en tient à ce qui revient dans tous les RETEX de crises et de catastrophes, à savoir que c’est le mental qui conditionne la capacité à survivre de l’individu comme du groupe, ce renforcement pourra (et devra) s’opérer en préparant les esprits à l’inévitable effet de surprise et en donnant aux communautés scolaires un certain nombre de moyens de parade. Partant deux grands objectifs préparatoires stratégiques pourront être proposés :

 

  • Un objectif de court terme - Dans chaque établissement, mettre sur pied une structure permanente entièrement dédiée à ce type de crise. Cette structure dont le format peut varier selon la taille et les effectifs des établissements sera en charge d’élaborer et d’organiser les mesures de protection spécifiques à chaque site scolaire. Il s’agit de créer un état-major local capable d’organiser en interne et de communiquer en externe avec les services de sûreté et de sécurité.

  • Un objectif de moyen et long terme – En installant une sensibilisation et un entraînement pérennes face à ce type de crise, il s’agit de faire naître une véritable culture de défense dans tous les établissements scolaires qu’ils soient écoles, collèges ou lycées. Cette culture de défense s’intègrera naturellement dans l’Éducation à la défense, et en impliquant les familles au-delà des seuls élèves elle travaillera concrètement à la résilience et à l’Esprit de défense.

De ces objectifs on pourra déduire un certain nombre de pistes de réflexion et d’axes de travail dont le détail pourra être téléchargé :

 

  • La sensibilisation et la formation des personnes à tous les échelons de l’établissement : de la direction jusqu’aux élèves. Cette première étape est la condition sine qua non de la mise en défense de l’établissement. Il ne peut y avoir de défense s’il n’y a pas une conscience de la menace. Cette sensibilisation nécessite une posture anticipatrice (4) qui accepte, de fait, la probabilité d’une attaque, en refuse le déni sous prétexte d’un discours soi-disant « anxiogène » (5), et ne se contente plus de dispositifs passifs destinés à la gestion émotionnelle d’un attentat.

  • Définir les missions de la structure de crise sur deux modes : la prévention et l’action. La prévention consistera en une veille active en amont de la crise ; recherche et mutualisation d’informations sur ce qui se fait dans les autres établissements, dans les entreprises, dans les autres ministères ; contacts avec les acteurs locaux de la Défense (Gendarmerie, polices nationale et municipale, correspondant Défense…) ; élaboration d’une stratégie locale à partir d’un constat des vulnérabilités de l’établissement. Le volet action consistera en la mise en pratique de cette stratégie à travers l’application de mesures préparatoires (création de sanctuaires permanents par exemple) et d’exercices concrets.

  • Établir une préparation opérationnelle partant du principe que les actes réflexes ne peuvent s’improviser, et doivent faire l’objet d’un apprentissage préalable systématique. Le jour de la crise, il sera trop tard. Un exercice pourra donc être décomposé en deux phases d’apprentissage. Dans un premier temps avec le professeur et sa classe (écoles maternelles et primaires) ou par niveaux de scolarité en collèges/lycées (6e, 5e, 2nde…), pour ensuite être joué à l’échelle de l’établissement (toutes classes et niveaux confondus). Il est important que ce cycle opérationnel fasse intervenir des observateurs extérieurs sur les deux phases afin d’enrichir les RETEX : gendarmes, policiers, réservistes citoyens militaires.

__________

  1. Ce qui est aussi une tactique.
  2. Cf. « Ô vous qui avez cru ! Préservez vos personnes et vos familles d’un Feu », Dar Al-Islâm, « La France à genoux », n° 7, 30 novembre 2015, pp. 12-17. Dar Al-Islâm était le magazine francophone de l’État islamique, publié par son service médiatique Al-Hayat. Le magazine était diffusé sur Twitter en version pdf.
  3. Cf. Eduscol [en ligne]. Ministère de l’Éducation nationale [consulté le 31 mars 2018]. « Consignes de sécurité applicables dans les établissements relevant du ministère de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ». Disponible sur http://www.education.gouv.fr/cid85267/consignes-de-securite-applicables-dans-les-etablissements-relevant-du-ministere.html
  4. D’aucuns diraient « proactif ».
  5. Il sera rappelé, non inutilement, que ce n’est pas celui qui explique le terrorisme islamiste et ses intentions qui est en soi anxiogène, mais la réalité dudit terrorisme telle que l’actualité nous la renvoie.

​__________

Cadres et dispositifs existants

 


LE DERNIER JOURNAL DE SEPTEMBRE

Émission du 22 septembre 2019 - Paris 1944 : liberté chérie

Thèmes - Histoire

 

Émission du 16 septembre 2018 - Les bâtisseurs du désert

Thèmes - Armée de Terre, opération Barkhane, Génie

 

Émission du 9 septembre 2017 - Forces spéciales, l’esprit start-up

Thèmes - Forces spéciales, Armées de Terre, ALATveilles technologique et opérationnelle

 

Émission du 2 septembre 2015 - La transformation de l’OTAN. Dans les pas du général

Thème - OTAN

 

1/10 Lire la suite
Tanks for Stalin (2018)

Une des nombreuses variantes du char T-34 : un T-34/57 modèle 1940 armé du canon ZIS-4 de 57 mm à haute vélocité qui en fit un chasseur de chars expérimental

 

Le char de combat T-34

L’histoire du char soviétique T-34 est connue. Engin de combat exceptionnel sous bien des aspects, il a constitué une très mauvaise surprise pour la Wehrmacht dès le déclenchement de la guerre germano-russe (juin 1941). Une mauvaise surprise objective du fait des qualités du char en lui-même, qu’est venue accentuer un mépris national-socialiste exacerbé à l’endroit de la Russie.

À la différence des blindés allemands de sa génération – et jusqu’au Tigre I – qui privilégiaient un plan de blindage vertical (donc plus épais et plus lourd pour arrêter les coups), le char soviétique le plus célèbre de tout le conflit présentait un blindage avant de 45 mm incliné à 30%. Surbaissée, sa caisse était également conçue avec des plans latéraux et arrière...

2/10 Lire la suite
« L’Islam en France, le temps des solutions »

  • En septembre 2019, à l’occasion de l’élection des délégués de parents d’élève, la FCPE diffuse cette affiche montrant une mère d’élève musulmane encadrant une sortie scolaire. S’affichant comme historiquement laïque, l’association - particulièrement marquée à gauche - a semé le trouble jusque dans ses propres rangs, brouillant la définition même de la Laïcité.

 

Après une récente étude de l’Institut Montaigne montrant la progression du Salafisme dans notre pays, un autre think tank vient de se pencher sur la question de l’intégration de l’Islam au sein de notre société. Chercheur associé à l’Institut Thomas More, et alors qu’une affiche de la FCPE a créé une polémique en cette rentrée scolaire, Sophie de PEYRET vient de commettre un rapport intitulé « L’Islam en France, le temps des solutions. 35 propositions pour agir maintenant ».

20e rapport édité dans le cadre du programme «

3/10 Lire la suite
Midway (2019)

La bataille de Midway s’invite pour une deuxième fois au cinéma avec le nouveau film de Roland EMMERICH qui sortira ce mois-ci.

Avec Midway, le réalisateur, entre autres, d’Independence Day (1996 et 2016), de Godzilla (1998) et de The Patriot (2000), s’essaye à la Deuxième Guerre mondiale avec une bataille devenue emblématique pour l’US Navy , quand bien même l’Histoire nous montre que le coup d’arrêt porté à l’expansion japonaise ne peut se résumer à cette seule confrontation dans le Pacifique centre (1).

Tourné telle une fresque et à grand renfort d’effets spéciaux, le film reprend la narration historique à partir de l’attaque japonaise de Pearl Harbor (7 décembre 1941) contrairement au premier film de Jack SMIGHT sur le sujet qui ne se consacrait qu’à la bataille en elle-même au lendemain de l’affrontement dans la Mer de Corail (2). Fait intéressant, on y trouvera une reconstitution du raid du Lieutenant-colonel James H. DOOLITTLE...

4/10 Lire la suite
Un mémorial pour les soldats tombés en OPEX (novembre 2019)

(Source - Le Parisien)

 

Le lundi 11 novembre 2019 sera inauguré le mémorial des militaires tombés durant les opérations extérieures (OPEX). Projet monumental inspiré par le Général d’armée (2S) Bernard THORETTE, mis en œuvre à partir de 2011 par le MINARM, le mémorial a vu son chantier officiellement ouvert en 2017. Un tel délai entre la décision de construire un mémorial et son inauguration officielle s’explique par l’achoppement des discussions quant au choix d’un site parisien intra-muros, porteur d’une dimension historique, visible et facile d’accès et qui soit accepté par les riverains. Finalement, c’est dans le parc André Citroën (XVe arrondissement), plus particulièrement dans le jardin « Sous-lieutenant Eugénie-Malika Djendi », que sera bientôt érigé le mémorial en question.

Commémorant le sacrifice des soldats français tombés en OPEX depuis 1963, ce monument était réclamé depuis longtemps par les familles et les...

5/10 Lire la suite
MOOC « Introduction à la physique quantique »

 

Qu’est-ce que la physique quantique ?

En septembre 2019, The Financial Times révélait que la firme Google avait atteint la « suprématie quantique » en mettant au point un ordinateur révolutionnaire capable de réaliser en quelques minutes des opérations que les supercalculateurs actuels mettraient plusieurs milliers d’années à effectuer. Une description de l’innovation par les chercheurs de Google a été brièvement relayée sur le site de la NASA avant d’être retirée fin septembre (1)…

Qu’est-ce que la physique quantique ? Sujet difficile à expliquer aux non inités, et que les scientifiques eux-mêmes peinent à amener de manière accessible au grand public, la physique quantique est une théorie qui révolutionne la physique contemporaine. Elle étudie le comportement de la matière et la nature du rayonnement électromagnétique à l’échelle infra-atomique.

Si la théorie tâtonne encore, des avancées importantes ont été...

6/10 Lire la suite
Périscope : la nouvelle revue de presse stratégique du CESM

 

Situé dans l’École de Guerre de Paris, le Centre d’Études Stratégiques de la Marine (CESM) produit régulièrement des études de qualité sur les questions maritimes et navales. Afin de renforcer son pôle recherche stratégique, il vient de lancer ce mois-ci une nouvelle revue de presse destinée à réaliser une synthèse bimensuelle de l’actualité française, et étrangère, mais aussi des travaux universitaires et ceux d’autres centres de recherches spécialisées sur ces questions.

L’importance des mers et des océans étant affirmée dans les nouveaux programmes du Lycée - plus particulièrement avec la mise en place d’une nouvelle option Histoire/Géopolitique -, Périscope, au même titre que les publications déjà existantes, apportera les éclairages les plus précieux aux enseignants.

  • Le premier numéro de Périscope (octobre 2019) pourra être téléchargé ici.

 

7/10 Lire la suite
Le MOOC du SGDSN « Faire face ensemble »

Attaque du Bataclan, novembre 2015 (source - Reuters)

 

Depuis des années le plan VIGIPIRATE accompagne notre quotidien. Si nous en avons intégré la nécessité et le principe, nous n’avons paradoxalement pas réussi à associer de manière active les citoyens au sein d’un dispositif lourd et insuffisant pour protéger tout le monde. Cette association ne peut passer que par une formation d’Éducation à la Défense à laquelle le Secrétariat Général à la Défense et à la Sécurité Nationale (SGDSN) vient d’apporter une réponse concrète.

Une menace toujours présente

La destruction récente du califat instauré par l’État islamique (EI) ne signifie en rien une défaite définitive de ce dernier. De l’avis de tous les responsables des questions de défense, que ce soit ici ou outre-Atlantique, la guerre se poursuit mais avec un changement de nature (1). L’EI s’y est préparé qui, actuellement, a basculé dans la clandestinité recherchant,...

8/10 Lire la suite
Géopolitique mondiale de la criminalité

La revue Diplomatie. Affaires stratégiques et relations internationales (Areion Group) vient de publier un numéro consacré à la géopolitique mondiale de la criminalité.

  • "Géopolitique mondiale de la criminalité. Mafias, narcotrafiquants, hackers", in Diplomatie. Affaires stratégiques et relations internationales, n° 52, août-septembre 2019, 100 p.

__________

SOMMAIRE

I- Pouvoir, criminalité et corruption

  • Collusion État/mafia : comment la démocratie, le capitalisme et la corruption favorisent-ils les liens politico-criminels ? - Entretien avec Jacques de Saint Victor, historien du droit et des idées politiques, professeur des universités à Paris XIII et au CNAM et auteur de Un pouvoir invisible : les mafias et la société démocratique (Gallimard, 2012).
  • La Bulgarie, entre économie de réseau et corruption - Entretien avec Assen Slim, chercheur au Centre de recherche Europes Eurasie (CREE) de l’INALCO, spécialiste de l’Europe de...
9/10 Lire la suite
Frédéric PLOQUIN

 

Grand reporter, Frédéric PLOQUIN est journaliste d’investigation auprès du journal Marianne. Spécialiste de la criminalité et du renseignement, il a écrit de nombreux ouvrages sur ces questions et s’affirme comme un connaisseur averti des milieux de la délinquance, du crime et de la police. Interrogé par Politique autrement, en novembre 2012, il nous présente un état des lieux de la situation sécuritaire.

  1. Les formes de la violence criminelle et délinquante
  2. Les territoires de la délinquance
  3. Que peut-on attendre des « Zones de Sécurité Prioritaire » ?

__________

Bibliographie non exhaustive

  1. PLOQUIN (Frédéric), La peur a changé de camp. Les confessions incroyables des flics, Albin Michel, 2018, 336 p.
  2. PLOQUIN (Frédéric), Les nouveaux caïds. Ils sont les héritiers du milieu, Éd. La mécanique générale, 2017, 556 p.
  3. PLOQUIN (Frédéric), Parrains & caïds. Le sang des caïds, T3, Le Livre de...
10/10 Lire la suite
Les armées ont leur label

Attestant de la qualité d’un produit, les labels sont couramment utilisés comme argument de vente dans la publicité commerciale. La Ministre des armées, Florence PARLY, vient d’en lancer officiellement un dont le slogan - « Utilisé par les armées françaises » - apparaît sur fond tricolore. Il est destiné à renforcer l’image de marque des entreprises françaises sous-traitantes ayant passé un marché public avec le MINARM. Les qualifications militaires étant connues pour leur exigence et leur rigueur, la création de ce label qui portera la caution « France » et du « combat proven » selon les mots de la Ministre, s’inscrit dans un plan de soutien de l’État aux petites et moyennes entreprises et aux entreprises de taille intermédiaire (PME et ETI). À l’occasion du 53e salon international du Bourget, le label a été attribué pour la première fois aux sociétés Zhendre, Telerad et...


En passant par l’Histoire

Sites favoris



IHEDN


Garde nationale


Réserve citoyenne


CAJ


CAJ


Fondation pour l'École


Espérance banlieues

Espérance ruralités


Cap Jeunesse


pucePlan du site puceContact puce

RSS

2016-2019 © Éducation à la Défense et à la Sécurité nationale - Tous droits réservés
Site réalisé sous SPIP
avec le squelette ESCAL-V3
Version : 3.87.60