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Éducation à la Défense et à la Sécurité nationale
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Sous la pression des attaques terroristes des années 2015/2016, le Gouvernement a décidé de renforcer l’Éducation à la Défense à tous les étages du système éducatif.

Les enseignants du primaire, du secondaire mais aussi du supérieur sont donc invités à prendre rapidement connaissance du dernier protocole interministériel - « Développer les liens entre la jeunesse, la Défense et la sécurité nationale » - promulgué le 20 mai 2016 (BOEN n° 26), et suivi d’une circulaire d’application (BOEN n° 43) en date du 22 novembre 2016 (1).

Ce nouveau protocole établi par les Ministères de la Défense, de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur et de la recherche et de l’Agriculture, réalise et élargit une synthèse des précédents protocoles et partenariat. Il ne pourra mieux dire combien l’École est plus que jamais actrice de l’Éducation à la Défense, mais qu’elle est également une cible clairement désignée du terrorisme. À ce titre, trois exercices annuels sur le thème de l’intrusion armée ont été imposés dans le Plan Particulier de Mise en Sûreté (PPMS) de tous les écoles, collèges et lycées à partir de la rentrée 2016.

Il est à noter que le nouveau protocole insiste sur la formation des professeurs aux problématiques de défense et de sécurité (2).

__________

  1. Voir aussi les « Textes réglementaires ».
  2.  Cf. La fiche mode d’action I4 : «  La formation des enseignants  ».


Le 7e numéro du magazine de propagande de l’État islamique, Dar al-Islâm, appelait à s’en prendre à l’Éducation nationale aux lendemain des attentats de Paris (novembre 2015)

 

63 600 établissements scolaires

Les établissements scolaires font partie des 6 catégories de cibles définies par le Gouvernement à partir de décembre 2015, consécutivement aux tueries de masse de Paris (attentats de Charlie Hebdo et du Bataclan). Avec les médias, les centres commerciaux, les gares de transport, les lieux de culte et les bâtiments officiels, les 63 600 écoles, collèges et lycées sont désormais considérés comme des objectifs potentiels pouvant intéresser les terroristes islamistes. À ces derniers, l’action de tueurs schizophrènes (et non "fous") n’est pas non plus exclue.

Les motivations pouvant faire d’un établissement scolaire le lieu d’une tuerie de masse sont malheureusement multiples et ne relèvent pas de scenarii abstraits. Il existe des précédents, certes surtout aux États-Unis, mais il faut nous rendre à l’évidence sous peine de ne pouvoir anticiper un massacre. En effet, il existe aujourd’hui des constats objectifs qui posent la question « quand cela se produira-t-il ? » plutôt que « est-ce que cela se produira-t-il un jour ? »

Le premier constat est d’abord celui du nombre important d’établissements scolaires, qu’ils soient du premier ou du deuxième degré. Ce nombre et leur dissémination sur tout le territoire empêche d’emblée toute sécurisation active et permanente dans l’état actuel des moyens de la sûreté intérieure. La sécurisation ne peut donc être que passive en interne (filtrage, veille, télésurveillance…) ou, en externe, du fait d’équipes mobiles dont la présence et le passage restent aléatoires (1).

À cela, s’ajoute un deuxième constat : l’extrême diversité des sites scolaires. Leur superficie, l’architecture des bâtiments, leur configuration extérieure comme intérieure, le nombre de personnes (adultes/élèves) que l’on y trouve, l’environnement immédiat (centre-ville, milieu urbanisé ou rural), sont autant de caractéristiques qui peuvent s’avérer très différentes d’un établissement à un autre sur une même commune. Il ne peut donc y avoir que des Plans Particuliers de Mise en Sûreté (PPMS), et un groupe d’intervention devra rapidement intégrer dans sa Méthode de Raisonnement Tactique (MRT) les caractéristiques des écoles, collèges et lycées de son secteur. La connaissance des lieux à l’échelle locale la plus fine conditionnera la rapidité et l’efficacité de toute intervention.

13 000 000 d’écoliers, de collégiens et de lycéens

Le troisième constat touche à la nature même de l’objectif. Les établissements scolaires concentrent durant la plus grande partie de la semaine un nombre élevé de cibles potentielles à des heures régulières. Les populations scolaires sont normalement encadrées dans une enceinte fermée, souvent constituée de grilles et de grillages, dont l’expérience montre que l’accès reste relativement aisé. La convergence de ces deux facteurs que sont la concentration et l’enfermement sont en soi des préalables à une tuerie de masse.

La question du transport scolaire doit être aussi intégrée à cette analyse, car la concentration des effectifs scolaires se fait également en-dehors des établissements avant et après les cours. Durant les jours ouvrables des milliers d’élèves de tous âges empruntent des cars scolaires matins et soirs à des heures fixes. En zones rurales, ces cars scolaires peuvent utiliser de longs trajets, souvent sur des itinéraires peu fréquentés pouvant très bien faire l’objet d’une attaque, d’une interception ou d’une prise d’otages.

Des cibles à haute valeur symbolique

Le quatrième constat est celui de la nature cette fois symbolique d’une attaque à l’encontre de la population scolaire. Au-delà du massacre en lui-même, le symbole qu’il représenterait serait de loin bien plus important du fait des conséquences traumatiques infligées à la société. L’attaque de l’école juive Ozar Hatorah par Mohamed MERAH, le 15 mars 2012, fut un précédent sans en être véritablement un, car le massacre ne visait que la communauté juive. Si demain, une école, un collège ou un lycée public était pris pour cible, c’est l’ensemble de la société - et toutes les familles scolarisées du pays - qui se sentirait concerné. Il est même permis de penser que le traumatisme serait d’autant plus violent que les victimes seraient jeunes. L’attaque d’une école maternelle ou primaire n’aurait ni les mêmes conséquences (incapacité des élèves à fuir ou à se défendre) ni exactement le même retentissement médiatique que l’attaque d’un lycée. Il se pourrait même qu’un seuil de rupture psychologique soit atteint dans ce cas de figure.

La sensibilité médiatique d’une telle attaque serait immédiate, et ses répercussions seraient – dans l’heure qui suit - tout aussi immédiatement nationales si ce n’est internationales. Pour cela point besoin de frapper au centre de Paris. Une école isolée de province pourrait suffire et ce n’est pas ce qui manque. Dans une autre configuration d’action terroriste, sans que le principe ne diffère pour autant, l’attaque de Radouane LAKDIM (23 mars 2018) a bien montré qu’une petite ville provinciale de moins de 6000 habitants pouvait très bien faire l’objet d’une tuerie à fort retentissement.

L’autre dimension symbolique à ne pas négliger non plus, est qu’un établissement scolaire public reste, par essence, la représentation même de l’idée laïque haïe par les islamistes. Comment oublier qu’au lendemain des attentats de Paris de novembre 2015, l’État islamique avait incité les élèves musulmans à déserter les écoles françaises comme il avait aussi appelé à tuer les professeurs « mécréants » enseignant la Laïcité ? (2)

Les vulnérabilités de la communauté éducative

À ces constats objectifs il faut en ajouter un autre tout aussi fondamental qui - dans l’état actuel de la situation - ne pourrait qu’amplifier une éventuelle tuerie de masse dans un établissement scolaire. Car s’il est une institution qui se devrait d’être la matrice de l’Esprit de défense, c’est bien l’École qui paradoxalement à elle-même si bien abandonné son devoir de défense. De nos jours, tout est à construire en termes de culture de défense dans les établissements scolaires, et s’il fallait souligner l’impréparation – pour ne pas dire l’inconséquence si ce n’est l’inconscience - des communautés scolaires et éducatives face à la menace des tueries de masse, les exemples ne manqueraient malheureusement pas.

Il suffit pour cela d’observer l’absence de rigueur, de discipline, voire de sérieux, avec lequel les élèves, de manière générale, se prêtent aux exercices de sécurité. Combien d’entre eux savent se déplacer en silence, rapidement et en ordre dans les couloirs ? Combien savent faciliter l’appel de leurs professeurs sur leurs lieux de regroupement sans se mélanger avec d’autres élèves d’autres classes ? Combien savent réellement qui sont les personnes référentes en cas de crise ? Combien ont vraiment appris les gestes de premiers secours et savent où se situent la mallette d’urgence ou les défibrillateurs ? Combien ont tout simplement reçu une culture de défense ?

Jusqu’en 2016, la sécurité concernait essentiellement des Exercices Prévention d’Incendies (EPI) ou des Exercices Prévention des Risques (EPR). Ces exercices nécessitent déjà en soi un certain nombre de réflexes, sachant que les conduites à tenir et les lieux de rassemblement ne sont pas les mêmes selon que l’on doit réagir à un incendie ou à un confinement. Depuis 2016 est venu se greffer aux EPI et EPR un nouvel exercice obligatoire : l’alerte attentat/intrusion armée. 13 000 000 d’élèves de tous âges sont ainsi passés de la posture du risque à celle de la menace avec un exercice de loin plus anxiogène car plus imprévisible et plus complexe à mettre en œuvre.

Des années passées en collèges et en lycées amènent invariablement au même constat : l’absence d’une culture de défense au sein de la communauté éducative. Dans leur ensemble, les professeurs sont indifférents à cette culture comme à sa transmission, et ils n’en perçoivent ni l’importance ni l’urgente nécessité. Trop peu sensibilisés durant leur carrière, ils sont dans leur grande majorité quasi ignorants des enjeux de défense. Pire, une partie de la communauté éducative professe ouvertement son hostilité à toute introduction d’une culture de défense dans les écoles. Une posture essentiellement idéologique, héritière du sentiment anti-autorité et anti-armée des années 1960-1980, qui n’est pas non plus sans ramifications avec ce que l’on appelle désormais de nos jours l’islamo-gauchisme.

Quand on parcourt le « Plan de sécurité des écoles, des collèges et des lycées » (3), il est symptomatique de constater que sur les cinq niveaux d’action définis par le Ministère de l’Éducation nationale pour prévenir et faire face à une crise - les rectorats, les préfectures, les directions départementales de l’EN, les brigades de gendarmerie et les commissariats de police, les établissements scolaires –, toutes prévoient une cellule dédiée, un état-major ou, a minima, un référent sur la question à l’exception des seuls principaux intéressés : les établissements scolaires. Alors que ces derniers sont dans le même temps définis comme les objectifs potentiels du terrorisme islamiste ; alors que le constat de leur situation impose plus que jamais une souplesse opérationnelle ainsi qu’une importante marge d’initiative locale, il n’est même pas officiellement formalisée une structure spécifique, pas même un référent sécurité attentat par établissement.

Comme d’habitude tout est laissé à des directions d’établissement plus ou moins éclairées, psychologiquement inhibées, constamment contraintes administrativement, toujours débordées par les missions les plus diverses où, finalement, l’exercice attentat/intrusion n’est qu’une formalité administrative parmi d’autres. Dans ce contexte, qui pourrait reprocher quoi que ce soit à des élèves, qui ne sont, in fine, que le produit des démissions de la communauté éducative elle-même à l’endroit d’enjeux de sécurité devenus aujourd’hui des enjeux de sûreté ? Des enjeux pourtant hautement civiques.

 

 

Propositions

On l’aura compris, la situation reste particulièrement grave et dangereuse, ne laissant à espérer que la schizophrénie institutionnelle quasi systémique n’amplifie - on ne saurait malheureusement comment - une catastrophe à court, moyen ou long terme. Qu’il nous faille attendre un sanglant RETEX pour mettre en place des solutions de bons sens, pourtant faciles à mettre en œuvre pour peu qu’un certain esprit d’initiative soit accepté. Il existe, certes, un encadrement interministériel sur la sécurisation et la gestion de crise dans les établissements scolaires depuis 2017 (cf. infra), mais il ne se traduit pas par une véritable prise de conscience ni par une mobilisation efficace à l’échelle des communautés d’établissements à l’exception peut-être de certaines écoles et de certains collèges et lycées situés dans des secteurs particulièrement sensibles.

Si l’on reprend la terminologie des spécialistes de la sûreté anti-terroriste, les établissements scolaires combinent à la fois les caractéristiques des cibles dites « dures » et des cibles dites « molles ». Les premières sont symboliques et permettent de faire de nombreuses victimes : une église lors d’une messe importante pour la communauté chrétienne par exemple. Les secondes sont impossibles à défendre totalement du fait de leur nombre et de leur dispersion sur tout le territoire. Si l’on compte en effet 45 000 églises en France, elles ne sont pas en revanche toutes occupées ni fréquentées par les foules quotidiennement. Si l’on prend l’exemple des centres commerciaux et des supermarchés - impossibles à protéger du fait de leur grand nombre également, et bien plus fréquentés que les églises -, leur dimension symbolique est en revanche beaucoup moins importante.

On comprendra d’emblée la problématique pour les établissements scolaires. En cas d’attaque d’une école par un ou plusieurs individus armés et déterminés, personnels et élèves ne pourront tous être protégés ni sauvés qui plus est lorsque l’on sait que le ou les assaillant(s) bénéficieront toujours de l’effet de surprise. L’équation portera donc sur le fait de savoir comment faire pour qu’une telle attaque ne fasse, par exemple, que trois morts au lieu de dix voire davantage.

Il ne s’agit pas de transformer le réseau des établissements en une nouvelle Ligne Maginot, mais de bien prendre en compte le fait que leur défense sera la combinaison à la fois d’un dispositif statique de fait et d’un dispositif mobile, à savoir l’action des premières unités d’intervention dans un délai théorique de 20 minutes. Encore faudrait-il pouvoir donner ce temps (voire bien plus) aux unités primo-intervenantes en renforçant le dispositif statique c’est-à-dire les établissements. Si l’on s’en tient à ce qui revient dans tous les RETEX de crises et de catastrophes, à savoir que c’est le mental qui conditionne la capacité à survivre de l’individu comme du groupe, ce renforcement pourra (et devra) s’opérer en préparant les esprits à l’inévitable effet de surprise et en donnant aux communautés scolaires un certain nombre de moyens de parade. Partant deux grands objectifs stratégiques pourront être proposés :

 

  • Un objectif de court terme - Dans chaque établissement, mettre sur pied une structure permanente entièrement dédiée à ce type de crise. Cette structure dont le format peut varier selon la taille et les effectifs des établissements sera en charge d’élaborer et d’organiser les mesures de protection spécifiques à chaque site scolaire. Il s’agit de créer un état-major local capable d’organiser en interne et de communiquer en externe avec les services de sûreté et de sécurité.

  • Un objectif de moyen et long terme – En installant une sensibilisation et un entraînement pérennes face à ce type de crise, il s’agit de faire naître une véritable culture de défense dans tous les établissements scolaires qu’ils soient écoles, collèges ou lycées. Cette culture de défense s’intègrera naturellement dans l’Éducation à la défense, et en impliquant les familles au-delà des seuls élèves elle travaillera concrètement à la résilience et à l’Esprit de défense.

De ces objectifs on pourra déduire un certain nombre de pistes de réflexion et d’axes de travail dont le détail pourra être téléchargé :

 

  • La sensibilisation et la formation des personnes à tous les échelons de l’établissement : de la direction jusqu’aux élèves. Cette première étape est la condition sine qua non de la mise en défense de l’établissement. Il ne peut y avoir de défense s’il n’y a pas une conscience de la menace. Cette sensibilisation nécessite une posture anticipatrice (4) qui accepte, de fait, la probabilité d’une attaque, en refuse le déni sous prétexte d’un discours soi-disant « anxiogène » (5), et ne se contente plus de dispositifs passifs destinés à la gestion émotionnelle d’un attentat.

  • Définir les missions de la structure de crise sur deux modes : la prévention et l’action. La prévention consistera en une veille active en amont de la crise ; recherche et mutualisation d’informations sur ce qui se fait dans les autres établissements, dans les entreprises, dans les autres ministères ; contacts avec les acteurs locaux de la Défense (Gendarmerie, polices nationale et municipale, correspondant Défense…) ; élaboration d’une stratégie locale à partir d’un constat des vulnérabilités de l’établissement. Le volet action consistera en la mise en pratique de cette stratégie à travers l’application de mesures préparatoires (création de sanctuaires permanents par exemple) et d’exercices concrets.

  • Établir une préparation opérationnelle partant du principe que les actes réflexes ne peuvent s’improviser, et doivent faire l’objet d’un apprentissage préalable systématique. Le jour de la crise, il sera trop tard. Un exercice pourra donc être décomposé en deux phases d’apprentissage. Dans un premier temps avec le professeur et sa classe (écoles maternelles et primaires) ou par niveaux de scolarité en collèges/lycées (6e, 5e, 2nde…), pour ensuite être joué à l’échelle de l’établissement (toutes classes et niveaux confondus). Il est important que ce cycle opérationnel fasse intervenir des observateurs extérieurs sur les deux phases afin d’enrichir les RETEX : gendarmes, policiers, réservistes citoyens militaires.

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  1. Ce qui est aussi une tactique.
  2. Cf. « Ô vous qui avez cru ! Préservez vos personnes et vos familles d’un Feu », Dar Al-Islâm, « La France à genoux », n° 7, 30 novembre 2015, pp. 12-17. Dar Al-Islâm était le magazine francophone de l’État islamique, publié par son service médiatique Al-Hayat. Le magazine était diffusé sur Twitter en version pdf.
  3. Cf. Eduscol [en ligne]. Ministère de l’Éducation nationale [consulté le 31 mars 2018]. « Consignes de sécurité applicables dans les établissements relevant du ministère de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ». Disponible sur http://www.education.gouv.fr/cid85267/consignes-de-securite-applicables-dans-les-etablissements-relevant-du-ministere.html
  4. D’aucuns diraient « proactif ».
  5. Il sera rappelé, non inutilement, que ce n’est pas celui qui explique le terrorisme islamiste et ses intentions qui est en soi anxiogène, mais la réalité dudit terrorisme telle que l’actualité nous la renvoie.

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Cadres et dispositifs existants

 


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Recrutement de civils de la Défense

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Forums et salons (septembre-octobre 2018)

Quatre prochaines manifestations dont l’IHEDN est partenaire.

 

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Page Twitter de Mohamed AL-ARIFI (48 ans). L’homme est l’un des théologiens et prédicateurs wahhabites le plus actif et le plus suivi sur Twitter. Saoudien, il est interdit de séjour sur le territoire britannique depuis 2014.

 

Les faits sont connus depuis longtemps mais une récente étude du chercheur Hakim EL KAROUI intitulée « La fabrique de l’Islamisme » vient en détailler les rouages avec précision. Dans ce volumineux rapport de plus de 600 pages, publié par l’Institut Montaigne, on comprendra que si le Salafisme reste encore minoritaire dans notre pays, sa progression au sein de la société française reste constante et rapide. Ainsi en moins de quinze ans, le nombre de Salafistes revendiqués a augmenté de 900% sans compter les sympathisants et personnes sous influence. Cette évolution est d’autant plus remarquable que nous vivons dans une période de forte désillusion vis-à-vis des idéologies et des partis politiques.

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1er salon parisien du Livre d’Histoire militaire

 

À l’occasion des journées du Patrimoine 2018, se tiendra à l’Hôtel national des Invalides le premier salon parisien du Livre d’Histoire militaire. Organisé par la Délégation au Patrimoine de l’Armée de Terre (DELPAT), ce salon rassemblera une quarantaine d’éditeurs ainsi qu’une trentaine d’auteurs qui dédicaceront leurs ouvrages.

  • Samedi 15 et dimanche 16 septembre 2018 de 10.00 à 18.00.

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MOOC « Le sens de l’action publique » et « Les pouvoirs de police du Maire »

 

Le Centre National de la Fonction Publique Territoriale (CNFPT) organise deux MOOC. Le premier intitulé « Les pouvoirs de police du Maire » ne manquera pas d’intéresser dans un contexte où les enjeux sécuritaires (délinquance, terrorisme...) sont devenus une préoccupation plus que majeure, qui placent les maires en première ligne.

Le deuxième MOOC portera sur « Le sens de l’action publique » dans un contexte de défiance durable et profond entre la société civile et les institutions politiques. S’adressant aux hauts fonctionnaires ainsi qu’aux cadres supérieurs de la fonction publique, la formation reste cependant ouverte à tout citoyen qui s’interroge sur cette question cruciale pour notre démocratie.

  • Fin des inscriptions pour les deux MOOC le 18 octobre 2018.

 

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Yascha MOUNK, Le peuple contre la démocratie

 

Telle qu’elle est enseignée de nos jours à l’École, l’Éducation à la Défense ne pose pas – si ce n’est de manière vide ou orientée - la question pourtant centrale de l’Esprit de défense à savoir que défendons-nous réellement et que voulons-nous défendre ?

L’Histoire - et l’actualité encore aujourd’hui - montrent que la force armée technologiquement la plus performante n’est pas assurée de remporter un conflit si la société dont elle est issue ne perçoit plus l’idée de transcendance. En première instance, la guerre n’est donc pas en soi une affaire d’armement - ou si peu - mais d’esprit et de volonté, et nous garderons à ce sujet la vérité grecque (et universelle) selon laquelle : « Ce ne sont pas les murailles mais les hommes qui défendent la Cité... »

Connaissant cela, les questions abordant l’évolution et l’avenir du régime politique dans lequel nous vivons, les questions économiques comme celles dites...

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La Guerre du Viêt Nam (1964-1975) nous laisse des sources et des travaux essentiellement américains nonobstant de récentes publications en langue française. Celles-ci demeurent cependant rares eu égard à ce qui peut être produit sur le sujet outre Atlantique. Cette rareté témoigne également d’une frontière culturelle qui s’arrête pour nous à l’ancienne Indochine, quand bien même les dernières années du conflit indochinois furent largement « américanisées ».

Bien plus rares sont les traductions en langue française des mémoires des combattants du conflit vietnamien, notamment ceux de l’ARVN (l’armée du Sud-Vietnam). On le sait, l’Histoire n’est que très rarement écrite par les vaincus dont la Mémoire est soit étouffée soit noircie par l’historiographie officielle. Partant, on remarquera la publication du livre Un été embrasé de Phan NHÂT NAM. L’ouvrage se présente comme le témoignage d’un officier des troupes...

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Au fil de l’épée

Carbone 14, le magazine de l’archéologie est une émission de France culture présentée par Vincent Charpentier. Dimanche 6 mai 2018, celui-ci accueillait Anne LEHOËRFF à l’occasion de la sortie de son dernier livre. L’entretien rappellera que la guerre est une réalité anthropologique incontournable.

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  • LEHOËRFF (Anne), Par les armes. Le jour où l’homme inventa la guerre, Belin, 2018, 358 p.

 

 

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Char léger Renault FT

 

La qualité technico-opérationnelle du char AMX Leclerc illustre l’excellence technologique et industrielle de la France. Ce savoir-faire contemporain rappelle que notre pays fut aussi à l’avant-garde historique en matière de conception de blindés de combat.

Certes, le premier engagement de chars de l’Histoire est britannique, et il remonte à la bataille de la Somme (septembre 1916). Quelques mois plus tard, le 16 avril 1917, lors de la bataille de Berry-au-Bac (offensive du Chemin des Dames), c’est au tour des premiers engins blindés de construction entièrement française d’être engagés. À partir de cette confrontation et de diverses observations, le Colonel Jean-Baptiste ESTIENNE (1860-1936) oriente sa réflexion vers un matériel plus léger, plus maniable et d’emploi tactique plus efficace.

Aidé par l’industriel Louis RENAULT (1877-1944), ESTIENNE fixe les principes qui vont fixer l’évolution du matériel...

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La Journée Défense Citoyenneté

 

Avec le recensement, la Journée Défense Citoyenneté (JDC) constitue l’une des étapes importantes du parcours citoyen. Anciennement appelée Journée d’Appel et de Préparation à la Défense (JAPD), la JDC est une obligation civique pour les garçons comme pour les filles entre leur 17 et leur 18 ans. Elle se réalise par convocation - le plus souvent durant leur année de Terminale - , et après le recensement normalement effectué en mairie l’année de leur 16 ans.

La JDC s’articule autour de trois questions, qui structurent l’organisation de la journée entre les jeunes et les acteurs de la Défense.

  • Pourquoi une Défense ?
  • Comment le pays est-il défendu ?
  • Quelles sont les voies de l’engagement civique ?

Les thèmes de la sécurité routière et du Service national ont été, par la suite, intégrés aux ateliers de la JDC. Temps de sensibilisation, de formation et d’orientation, la JDC est aussi un moment privilégié pour évaluer...

Comment se comporter en homme debout au XXIe siècle ?

  • Votre dernier essai s’intitule Pour quoi serions-nous encore prêts à mourir ? Le mot « encore » signifie-t-il que mourir pour un idéal est une faculté que nous avons perdue ? Quand est-ce arrivé ?

Alexandra LAIGNEL-LAVASTINE - Je dirais que l’Europe s’est construite, depuis 1945, sur le désaveu du Mal radical. Le voyant revenir sous une forme imprévue et embarrassante — l’islamo-fascisme —, elle a choisi de faire l’autruche. Quant à la guerre, elle s’est perdue dans les méandres du XXe siècle. Et outre notre ramollissement consumériste, un autre facteur joue en sous-main : nous vivons sur l’idée folle selon laquelle, pour se débarrasser des tragédies du XXe siècle, il suffirait d’en finir avec le tragique lui-même. D’où le fait que nous nous savons en guerre, mais que nous ne voulons toujours pas le savoir : nous voulons avoir la paix !

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