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Éducation à la Défense et à la Sécurité nationale
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Sous la pression des attaques terroristes des années 2015/2016, le Gouvernement a décidé de renforcer l’Éducation à la Défense à tous les étages du système éducatif.

Les enseignants du primaire, du secondaire mais aussi du supérieur sont donc invités à prendre rapidement connaissance du dernier protocole interministériel - « Développer les liens entre la jeunesse, la Défense et la sécurité nationale » - promulgué le 20 mai 2016 (BOEN n° 26), et suivi d’une circulaire d’application (BOEN n° 43) en date du 22 novembre 2016 (1).

Ce nouveau protocole établi par les Ministères de la Défense, de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur et de la recherche et de l’Agriculture, réalise et élargit une synthèse des précédents protocoles et partenariat. Il ne pourra mieux dire combien l’École est plus que jamais actrice de l’Éducation à la Défense, mais qu’elle est également une cible clairement désignée du terrorisme. À ce titre, trois exercices annuels sur le thème de l’intrusion armée ont été imposés dans le Plan Particulier de Mise en Sûreté (PPMS) de tous les écoles, collèges et lycées à partir de la rentrée 2016.

Il est à noter que le nouveau protocole insiste sur la formation des professeurs aux problématiques de défense et de sécurité (2).

__________

  1. Voir aussi les « Textes réglementaires ».
  2.  Cf. La fiche mode d’action I4 : «  La formation des enseignants  ».


L’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle notamment du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême), Elisabeth et Robert Badinter (La Couronne), François Mitterrand (Montbron), Pierre Mendès-France (Soyaux) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Française (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier SEPECAT Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Les lauréats furent l’École Sainte-Colette pour la catégorie CM1/CM2, le Collège François Mitterrand pour la catégorie 6e/5e, le Collège Saint-Joseph pour la catégorie 4e/3e et le Lycée Jean Monnet pour la catégorie lycée.

 

 

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie lycée

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et pratiquement sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui ne s’offre qu’à un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

 

Le Colonel Vincent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

__________

  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Plus de 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel Vincent COSTE commandant la BA 709, M. Dominique FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) Stéphane DELMOTTE, et Mme Isabelle TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

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  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

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  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

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  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

__________

 

  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

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  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

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  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

__________

 

  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

__________

 

  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

__________

 

  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

__________

 

  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

__________

 

  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

__________

 

  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

__________

 

  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

__________

 

  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

__________

 

  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

__________

 

  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

__________

 

  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

__________

 

  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

__________

 

  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

__________

 

  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

__________

 

  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

__________

 

  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

__________

 

  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

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  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

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  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

__________

 

  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

__________

 

  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

__________

 

  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

__________

 

  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

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  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

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  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

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  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

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  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

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  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

__________

 

  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

__________

 

  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

__________

 

  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

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  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

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  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

__________

 

  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

__________

 

  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

__________

 

  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

__________

 

  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

__________

 

  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

__________

 

  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

__________

 

  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

__________

 

  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

__________

 

  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

__________

 

  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

__________

 

  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

__________

 

  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

__________

 

  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

__________

 

  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

__________

 

  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

__________

 

  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

__________

 

  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

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  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

__________

 

  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD XIII de l’escadrille des Cigognes

 

Panneaux d’exposition de l’ONAC

 

Mercredi 29 novembre 2017, à l’Espace 3000 de Cognac, se déroulait le concours « L’aviateur pendant la Première Guerre mondiale ». Organisé par la base aérienne de Cognac-Châteaubernard (BA 709) en partenariat avec le Trinôme de l’académie de Poitiers et l’Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre (ONAC), ce concours commémorait « L’année des As » (1) ; celle du centenaire de la mort au combat du Capitaine Georges GUYNEMER (1894-1917).

Ouvert aux classes de CM1/CM2, aux collèges et aux lycées du département de la Charente, le concours s’est déroulé sur une après-midi mêlant les élèves des écoles Sainte-Marie (Barbézieux), Sainte-Colette/La Providence (Cognac), Saint-Séverin (Saint-Séverin) ; des collèges Anatole France (Angoulême) et Saint-Joseph (Cognac) ; des lycées Élie Vinet (Barbézieux), Beaulieu (Cognac) et Jean Monnet (Cognac). Au total, ce furent 29 équipes en classes ou en groupes plus réduits qui participèrent à la manifestation, accompagnés de nombreux parents (2). Étaient également présents, Mme Muriel OUVRARD, déléguée du Trinôme académique ; M. Richard FERCHAUD, enseignant au Lycée Beaulieu et réserviste citoyen Air ; M. François CANTILLON-TRAMONT, délégué départemental de l’Association de Soutien à l’Armée Français (ASAF).

Le concours fut également l’occasion de mieux faire connaître l’Armée de l’Air. À chaque invité était ainsi remis des produits dérivés aux couleurs de celle-ci (stylos, stickers, jetons, pins, posters…). Durant l’examen des travaux, le public était invité à observer de près le cockpit de démonstration d’un chasseur-bombardier Jaguar expliqué par deux élèves-pilotes de la BA. En soutien à la dimension historique, la projection d’un film rappela les débuts de l’aviation militaire, tandis qu’une exposition de l’ONAC présentait les grands as du conflit par nationalité.

Composé de quatre membres (3), le jury a parcouru les nombreux travaux réalisés : panneaux d’affichage, dessins, mobiles, maquettes et jusqu’à la reconstitution d’un paysage de tranchée sur une palette en bois d’un mètre carré. C’est dans une dernière partie que le jury examina les travaux numériques réalisés sous forme de diaporamas : extraits de films, de discours, exposés interactifs, mise en scène avec effets spéciaux… L’ensemble de ces réalisations témoigna, si besoin était, d’un réel intérêt des élèves – tous niveaux confondus - à la fois pour l’Histoire et l’aéronautique.

Le Lycée Jean Monnet, lauréat dans la catégorie « lycées »

Le lycée général, technologique et professionnel Jean Monnet de Cognac était représenté par Camille, Inès et Téo, élèves de 1re S2. Les trois lycéens ont décliné le sujet de « L’aviateur pendant la première Guerre mondiale » autour de la « Naissance d’une nouvelle aristocratie » militaire : celle des pilotes. S’exprimant avec aisance et sans notes devant le jury (4), ils ont d’abord défini ce que l’on pouvait entendre par « aristocratie », opérant un utile rappel étymologique et s’appuyant sur l’exemple historique de la chevalerie médiévale. Les élèves ont ensuite développé leur propos autour de trois idées : un combattant hors du commun, un homme et une machine et un combat d’un type nouveau.

 

 Évaluation du diaporama du Lycée Jean Monnet


Le combattant hors du commun c’est le pilote, qui porte pour la première fois de l’Histoire la guerre dans le ciel. Il est officier et s’il s’intègre dans une escadrille, il n’en mène pas moins un combat largement individuel par opposition aux masses d’infanterie où les combattants sont engagés par dizaines de milliers dans la bataille ; sont anonymes et périssent à 70% dans des bombardements qui, pour beaucoup, ne permettent même pas l’identification des corps. À des combats qui ont pu paraître comme chevaleresques entre pilotes dans le ciel – au moins dans la première partie du conflit -, s’oppose la mort industrielle et de masse de l’infanterie dans la boue des tranchées.

Le thème de l’homme et de la machine met en avant la nouveauté d’une guerre technique qui n’est qu’à la portée d’un petit nombre. L’analogie entre le chevalier et sa monture est bien présente, mais les lycéens ont aussi expliqué que si l’utilisation d’un fusil est à la portée de tous les combattants, ce n’était pas le cas pour le pilotage d’un avion de combat fut-il encore à ses débuts. Le pilote finit par se confondre avec sa machine qu’il va jusqu’à personnaliser (peinture, insignes, marques personnelles…).

La guerre aérienne introduit un combat d’un type nouveau où les progrès techniques sont fondamentaux, que ce soit avec le tir synchronisé à travers l’hélice ou une motorisation de plus en plus puissante des appareils. Le pilote doit non seulement maîtriser le pilotage mais également, dans les mêmes séquences, l’utilisation des armes de bord. En fait, tout reste à théoriser dans le nouvel élément devenu champ de bataille : l’organisation des forces, la tactique, la stratégie.

Achevant leur exposé, les lycéens ont présenté l’archétype de cette nouvelle aristocratie combattante en la personne de Manfred von RICHTOFEN (1892-1918), le célèbre as allemand. Décrivant sa biographie, ils ont montré en quoi la brève carrière du « Baron rouge » illustrait leur problématique, insistant sur sa postérité à travers le cinéma, l’historiographie et les jeux vidéos. 

Le Colonel Vicent COSTE et les lauréats du Lycée Jean Monnet

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  1. Le titre d’ « As » désignait un pilote ayant abattu 5 adversaires en combat aérien. Les victoires devaient être confirmées par des témoins, mais elles pouvaient être créditées de manière différente. Attribuées individuellement en France, elles l’étaient collectivement pour une Jasta allemande.
  2. Entre 150 et 200 personnes étaient présentes.
  3. Le Colonel COSTE commandant la BA 709, M. FAURE, Vice-président de l’Association régionale de l’IHEDN Poitou-Charentes, le Lieutenant-Colonel (R) DELMOTTE, et Mme TERMINET, conseillère pédagogique.
  4. Les élèves ont été entraînés à l’oral par Mme Delphine JOSEPH, professeur de Lettres.

 

Le Capitaine Georges GUYNEMER est crédité de 53 victoires en combat aérien avant de disparaître le 11 septembre 1917 au-dessus de Poelkapelle (Belgique) à l’âge de 22 ans

SPAD