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Prévention à la cyberdélinquance et au cybercrime

Cet article est un compte rendu écrit en janvier 2011.

Article mis en ligne le 12 février 2017
dernière modification le 20 octobre 2017

par Nghia NGUYEN

 

L’intervention de l’Adjudant de Gendarmerie Laurent CLEMENT

Les classes de 2nde 6 et de 1re S2 (50 élèves au total) du Lycée Galilée de Combs-la-Ville (77) ont accueilli l’Adjudant Laurent CLEMENT de l’unité N-TECH du Groupement de Gendarmerie Nationale de Seine-et-Marne ce mardi 11 janvier 2011. L’objectif de cette rencontre était de sensibiliser les lycéens aux risques liés à l’utilisation de l’INTERNET et au cyberespace.

Spécialiste de cybercriminalité, expert en analyse des matériels informatiques et des réseaux, l’Adjudant CLEMENT participe quotidiennement à de très nombreuses enquêtes, qui l’ont, notamment, amené à s’intéresser aux publics scolaires. Ses scènes de crime sont les disques durs, et la qualité de son exposé a d’emblée suscité de nombreuses questions.

Privilégiant la question des blogs et des réseaux sociaux, le sous-officier ne pouvait mieux toucher le jeune public. Soulignant les menaces réelles sans pour autant verser dans une crainte irraisonnée, il a abordé les thèmes du vol de données, de l’usurpation d’identité, du harcèlement et jusqu’à l’agression sexuelle. À partir d’un exemple d’enquête, le gendarme a présenté un blog particulièrement fréquenté par de jeunes garçons dont l’auteur réel - un homme mûr - se faisait passer pour une adolescente avec des photographies suggestives à l’appui.

Revenant sur une de ses enquêtes criminelles, l’Adjudant CLEMENT a aussi montré combien l’INTERNET avait ouvert les champs d’investigation de la Gendarmerie (et de la Police) en permettant à des enquêtes locales de reconstituer des liens à l’échelle nationale voire au-delà. Mettant en exergue le réseau social Facebook, il a également donné aux élèves dix recommandations essentielles pour se protéger à défaut d’avoir pensé à paramétrer les 55 mesures de confidentialité de tout compte sur ce réseau...

Une sensibilisation à la cyberdéfense

La cybercriminalité est un thème dont on entend parler de plus en plus parler dans l’actualité. Elle mobilise des structures spécialisées autour de délits désormais véritablement définis. Pourtant, une véritable sensibilisation en milieu scolaire reste à faire au-delà des habituelles et inefficaces pétitions de principe. La révolution de l’INTERNET et des technologies de communication ont opéré une véritable lutte à front inversé, faisant pénétrer dans l’intimité des foyers de graves menaces via les ordinateurs et autres objets connectés. Enfants et adolescents peuvent ainsi être approchés, contactés voire agressés par des prédateurs chez eux sans que les parents se doutent de quoi que ce soit. Des parents qui, par ailleurs, sont également exposés dans les entreprises à la question, elle aussi de plus en plus sensibles, de la protection des données.

 

 

Au-delà de ses formidables aspects pratiques, le cyberespace est donc une véritable boîte de Pandore ouvrant sur une multitude de risques qui vont de faits de délinquance au crime en passant par le terrorisme, le pillage de données et autres délits. Alors que l’École se lance dans le « tout numérique » avec le programme TICE (Technologies de l’Information et de la Communication dans l’Enseignement), qu’elle met dans les mains des élèves des tablettes dès l’école primaire, la formation à la cyberdéfense est plus que jamais une nécessité urgente. Qui songerait à dire que tablettes et ordinateurs peuvent aussi être des armes ? Comment montrer que les entreprises sont désormais de nouveaux « territoires » à défendre ? Comment faire admettre que l’on puisse être attaqué chez soi ou sur son lieu de travail à son insu via un ordinateur et un programme ? Comment accéder, in fine, à cette abstraction qu’est la défense du pays si on ne sait soi-même se protéger en tant qu’individu ne serait-ce que devant le premier écran ?

C’est notamment pour faire émerger ces réflexions sensibles, d’une manière particulièrement concrète, que l’Adjudant CLEMENT est donc venu à la rencontre du public lycéen ce mardi 11 janvier. À travers son propos, les élèves ont également pu se rendre compte que les gendarmes étaient des acteurs de terrain de premier ordre. Des enquêteurs de haut niveau, proches de la population et formés sur un large spectre de menaces. Ces dernières évoluant rapidement, le Centre National de Formation de la Police Judiciaire (CNFPJ), installé dans l’École de Gendarmerie de Fontainebleau depuis 1987, offre des formations continues et d’expertise aux gendarmes exerçant une activité de police judiciaire. Certaines de ces formations sont réalisées en partenariat avec des structures universitaires, et constituent de véritables cursus. C’est le cas, notamment, pour les personnels N-TECH dédiés à la lutte contre la cybercriminalité depuis le début des années 2000.

 


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