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La défaite de Diên Biên Phu (1954)
Article mis en ligne le 3 mai 2017

par Nghia NGUYEN

La bataille de Diên Biên Phu avait commencé quelques mois plus tôt, le 20 novembre 1953, lorsque le commandement français décidait de parachuter deux bataillons non loin de la frontière laotienne (opération Castor), afin 1- de verrouiller un carrefour de communication important pour le Viet Minh 2- de créer un abcès de fixation destiné à détruire le corps de bataille de ce dernier.

Le village de Diên Biên Phu est situé dans une vallée en forme de cuvette. Cette dernière, allongée sur 17 km avec des dénivelés périphériques de 600/800 m, est traversée par la rivière Nam Youn. Les Français y installent rapidement un véritable camp retranché, autour d’une ancienne piste d’aviation japonaise construite non loin du village. Poumon du dispositif défensif, cette piste de 1000 m - qui devait permettre l’établissement d’un pont aérien avec Hanoï - devenait d’emblée le centre de gravité de la confrontation. Elle était protégée par un ensemble de collines sur lesquelles les Français avaient établi des positions portant des prénoms féminins (Gabrielle, Béatrice, Dominique, Éliane, Isabelle, Claudine, Huguette, Anne-Marie).

Après une longue phase de préparation de part et d’autre, l’affrontement commença véritablement au mois de mars 1954. Surprise décisive, le Général VO NGUYÊN Giap (1911-2013) réussit à amener son artillerie sur les crêtes surplombant la cuvette, neutralisant dès le début des combats l’aérodrome et l’unique route en fond de vallée (Route Provinciale 41). Dès le mois d’avril les positions françaises étaient assiégées au plus près, tombant les unes après les autres. Si les pertes humaines furent plus importantes pour l’infanterie Viet Minh, sa supériorité numérique, appuyée sur une chaîne logistique humaine remarquable (canons et obus étaient montés jusqu’au sommet des crêtes par des coolies), fit la différence. Privés de renforts (le corps expéditionnaire français n’ayant alors plus de ressources), tactiquement asphyxiés, le Général Christian de LA CROIX de CASTRIES (1902-1991) et ses 10 000 combattants ne purent opposer qu’une bravoure exceptionnelle à leurs adversaires.

Le 7 mai 1954, les dernières positions françaises succombaient, et l’ensemble du camp retranché était désormais au main du Viet Minh au terme de 57 jours et 57 nuits de combat ininterrompus. 2300 soldats français tombèrent à Diên Biên Phu, et 11 700 furent faits prisonniers sur lesquels 7800 devaient périr en captivité au terme d’une détention particulièrement inhumaine.

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Bibliographie


C’est dans la banlieue de Fréjus que se trouve le mémorial de la Guerre d’Indochine

 

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