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La bataille de Patay (1429)
Article mis en ligne le 17 juin 2017

par Nghia NGUYEN

 

Le 8 mai 1429, l’armée anglaise, qui assiégeait la ville d’Orléans, est contrainte de battre en retraite suite à la perte de trois bastilles essentielles (Saint-Loup, les Augustins et les Tourelles). Poursuivis par Jeanne d’Arc (1412-1431) et ses capitaines, les Anglais se replient dans les places fortes de Jargeau, Meung-sur-Loire et Beaugency situées dans l’arrière-pays orléanais, mais ces dernières cèdent en quelques semaines devant des Français galvanisés par le charisme de Jeanne d’Arc et la victoire d’Orléans. Jargeau tombe le 12 juin, Meung le 14 et Beaugency le 16.

Fuyant cette dernière forteresse, le capitaine anglais John TALBOT (1384-1453) rejoint une armée de secours venue de Paris et commandée par John FASTOLF (1380-1459). Les deux capitaines décident d’affronter Jeanne d’Arc en rase campagne à Patay (25 km au nord-ouest d’Orléans) le 18 juin. Ne renouvelant pas les erreurs du passé, la cavalerie lourde française n’attaque pas frontalement mais de flanc les lignes des archers anglais. Une attaque qui plus est par surprise, car la position des « longbowmen » avait été repérée par une reconnaissance préalable (1). Incapables d’affronter au corps à corps l’avant-garde française lourdement armée, les archers furent massacrés et, avec eux, c’est toute l’armée anglaise qui fut emportée dans la défaite ce jour-là (2).

Lointaine revanche de la défaite d’Azincourt, la bataille de Patay est remportée par le Connétable Arthur de RICHEMONT (1393-1458) en l’absence de Jeanne d’Arc. TALBOT y est capturé et mis à rançon, ajoutant au retentissement d’une confrontation déjà amplifiée par la levée du siège d’Orléans un mois auparavant. Non seulement la conquête anglaise vers le sud est stoppée, mais la confiance et l’initiative ont désormais changé de camp.

  1. En bataille rangée, les archers étaient protégés derrière une ligne de pieux plantés dans le sol, pointe tournée en direction de la charge ennemie. Un tel dispositif supposait de savoir de quelle direction l’ennemi allait attaquer - comme ce fut le cas à Crécy (1346), à Poitiers (1356) et Azincourt (1415) -, et ne pouvait quoi qu’il en soit se réorienter ni s’inverser en pleine bataille.
  2. L’importance des pertes anglaises à Patay s’explique par la disproportion du choc entre des archers anglais peu protégés et mal armés pour le combat rapproché, et des hommes d’armes montés dont le cheval servait aussi de bélier face à une infanterie légère. La panique qui s’ensuivie dans les rangs anglais acheva le désastre.

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Bibliographie

  • BOUZY (Olivier), CONTAMINE (Philippe), HELARY (Xavier), Jeanne d’Arc. Histoire et dictionnaire, Éditions Bouquins, 2012, 1216 p.
  • MINOIS (Georges), La Guerre de Cent Ans, Perrin, 2016, 804 p.


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