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Exécution de Hans et Sophie SCHOLL (1943)
Article mis en ligne le 8 octobre 2017
dernière modification le 11 novembre 2020

par Nghia NGUYEN

La "Rose blanche" naît au printemps 1942 à Münich autour d’Hans SCHOLL (1918-1943) - un étudiant en médecine - et de sa soeur Sophie SCHOLL (1921-1943). Comme tous les jeunes Allemands de cette époque, Hans et Sophie ont grandi dans une Allemagne qui a vu le nazisme pénétrer non seulement la vie politique mais aussi tous les aspects de la vie sociale et culturelle. S’ils ont pu en ressentir l’attrait dans un premier temps, un « éveil intérieur » vraisemblablement lié à une éducation reçue d’un père qui détestait les nazis, les amena à développer progressivement un esprit de résistance à l’encontre de l’idéologie dominante. L’influence d’un professeur de philosophie - Kurt GRUBER (1893-1943) - a pu aussi jouer sur le tard, mais c’est l’expérience directe de la guerre pour Hans SCHOLL, Alexander SCHMORELL (1917-1943) et Wilhelm GRAF (1918-1943) qui va se révéler décisive, les faisant basculer dans la résistance au Nazisme.

Mouvement de résistance intellectuel et pacifique, essentiellement présent dans le milieu universitaire munichois, la Rose blanche a édité et distribué six tracts dénonçant la politique nazie et ses crimes (notamment le meurtre de masse des Juifs) au nom de principes humanistes et éthiques. Expédiés via la poste à des personnes d’influence, les tracts devaient être reproduits et diffusés à leur tour par les personnes qui les recevaient.

Traqués par la GESTAPO, Hans, Sophie SCHOLL et Wilhelm GRAF sont finalement arrêtés le 18 février 1943. Avec Christoph PROBST (1919-1943), ils sont traduits en justice le 22 par le juge Roland FREISLER (1893-1945), et sont exécutés par décapitation le jour même. Une deuxième vague d’arrestations conduira à l’exécution de Kurt GRUBER et Alexander SCHMORELL le 13 juillet suivant. Wilhelm GRAF sera exécuté le 12 octobre 1943. Le destin tragique des jeunes résistants de la Rose blanche illustre toute la difficulté d’entrer en résistance dans un pays ayant basculé à la fois dans le totalitarisme et la guerre. Comment résister sans s’exposer à l’accusation de trahison, qui plus est au moment où la nouvelle de la défaite de Stalingrad ne peut plus être cachée ? Comment résister alors que la terreur s’est abattue sur l’ensemble de la société, et qu’elle est sans pitié ?

Quelques heures avant son exécution, Hans SCHOLL reprenait la phrase de GOETHE : « Contre toutes les forces contraires... » Une citation qui ne pouvait mieux exprimer le désespoir profond des résistants à HITLER, mais un désespoir qui finit par toucher une autre espérance : celle d’une liberté de conscience que la dictature ne peut atteindre. Les résistants de la Rose blanche ont tous en commun d’être profondément chrétiens : catholique, orthodoxe ou protestant. Jusqu’à ce père, Robert SCHOLL (1891-1973), qui connut aussi les prisons nazies mais ne cessa jamais d’encourager ses enfants à rester fidèles à leur conscience.

C’est dans la forêt de Perlarch non loin de la prison de Stadelheim (Münich) où ils furent exécutés, que reposent Hans et Sophie SCHOLL ainsi que Christoph PROBST

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Bibliographie

  • SCHOLL (Hans) et (Sophie), Lettres et carnets, Éditions Tallandier, 2008, 366 p.

 


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