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Service militaire ou parcours citoyen ?

PECH (Marie-Estelle), « Le service militaire promis par Macron pourrait être remplacé par un « parcours citoyen » à l’école », in Le figaro, 4 janvier 2018.

Article mis en ligne le 4 janvier 2018

par Le Figaro

Le service national promis par Emmanuel Macron pourrait prendre la forme d’un « parcours citoyen » d’une semaine par an au collège et au lycée. Ce système aurait l’avantage d’être bien moins coûteux pour l’État, d’autant plus qu’il existe déjà en partie dans les programmes de l’éducation nationale.

C’est une promesse qui semble se dégonfler. Emmanuel Macron avait promis durant sa campagne qu’un service militaire obligatoire et universel d’un mois serait instauré lors de son quinquennat. Sans grande surprise, lorsque cette promesse du rétablissement d’un service militaire avait été lancée par Emmanuel Macron mais aussi par Jean-Luc Mélenchon qui, lui, évoquait carrément une durée d’un an, des responsables militaires étaient montés au créneau, fustigeant un projet au coût « faramineux ». Emmanuel Macron avait chiffré son idée à 15-20 milliards d’euros pour les infrastructures et à 2 ou 3 milliards d’euros de fonctionnement.

Après réflexion, ce nouveau service national pourrait plutôt prendre la forme d’un « parcours citoyen » remodelé d’une semaine par an au collège et au lycée. Ce système aurait l’avantage d’être peu coûteux pour l’État, d’autant plus qu’il existe déjà en partie dans les programmes de l’éducation nationale de l’école au lycée... Il s’agirait de l’une des pistes étudiées par les députés en charge d’établir un rapport attendu fin janvier.

Contrairement au service militaire, ce parcours ne s’adresserait pas aux jeunes de 18 ans, mais à tous les élèves âgés de 10 à 16 ans. Il se déroulerait en trois étapes, dans les établissements, selon France TV Info et serait encadré par des enseignants et des volontaires du service civique. Première étape : chaque année au collège, une semaine serait consacrée à la défense et à la sécurité, mais aussi aux gestes qui sauvent, aux droits et devoirs, ou à la mémoire. La deuxième étape de ce parcours arriverait en classe de seconde avec une semaine d’immersion pour favoriser la mixité sociale et les valeurs fraternelles. Un dispositif semblable aux stages de troisième, mais dans des associations qui viennent en aide aux personnes âgées ou aux sans-abri, par exemple. La délivrance d’un passeport citoyen en fin de seconde pourrait permettre à chaque jeune de prolonger son engagement après ses 16 ans s’il le souhaite.

Ce « parcours citoyen » existe déjà en partie. Les cours d’éducation morale et civique de classe de troisième et de première notamment, y font largement allusion. « Les formations premiers secours s’organisent beaucoup quand il y a des gens formés », ajoute Jean-Rémi Girard, représentant du syndicat d’enseignants SNALC. Surtout depuis les attentats de 2015. « Mais les enseignants ont autre chose à faire. Tout cela sent la fausse bonne idée qu’on a eue entre la poire et le fromage et qui n’a strictement aucun rapport avec la promesse de départ quand même ». Des « passeports citoyens » sont aussi délivrés localement, comme à Nice, par exemple depuis 2015.

L’enseignement de la défense est par ailleurs un des éléments du parcours de citoyenneté prévu par la loi de 1997 portant réforme du service national. La culture de défense et de sécurité nationale est inscrite dans le socle commun de connaissances et de compétences que les élèves doivent acquérir pendant leur scolarité à l’école, au collège et au lycée. « Une semaine sur la défense, pourquoi pas ? Mais s’il s’agit de mettre des panneaux dans les couloirs du lycée comme on le fait pour la semaine sur le harcèlement, ce n’est pas très original. On préférerait juste ne pas multiplier ces semaines », commente Frédérique Rolet du SNES, syndicat d’enseignants. « On préfère attendre les propositions pour réagir car cela a l’air un peu fumeux, et partiellement en place mais n’a rien à voir avec un service national d’un mois », commente Philippe Tournier, à la tête du SNPDEN-UNSA, le principal syndicat de chefs d’établissements.

La vraie nouveauté ce serait surtout la semaine d’immersion pour favoriser le vivre-ensemble. Il s’agirait de trouver chaque année des centaines de milliers de places de stages pour des jeunes de 15 ans dans des associations caritatives. Et par contrecoup de supprimer probablement une semaine de cours.

Marie-Estelle Pech

 


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