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Audition du Général Bertrand SOUBELET (2013)
Article mis en ligne le 5 janvier 2017
dernière modification le 5 avril 2017

par Nghia NGUYEN

Le mercredi 18 décembre 2013, le Général de corps d’armée Bertrand SOUBELET est invité à présenter la situation sécuritaire du pays devant la mission parlementaire d’information de lutte contre l’insécurité. L’audition a lieu à l’Assemblée nationale et l’officier s’exprime en tant que Directeur des opérations et de l’emploi à la Direction générale de la Gendarmerie nationale. C’est donc en tant que troisième officier supérieur le plus élevé dans la hiérarchie de la Gendarmerie, qu’il répond aux questions du Président de la mission parlementaire : le député socialiste Jean-Pierre BLAZY.

Les propos du Général SOUBELET concernent essentiellement la délinquance, l’insécurité et le sentiment d’insécurité. Ils traduisent également la lassitude et l’usure des forces de sécurité intérieure, gagnées par un sentiment d’inefficacité de leur action. Si ces propos sont appréciés par les forces de terrain – tout simplement parce qu’ils reflètent la réalité de leur quotidien -, ils sont perçus par le gouvernement et par la haute hiérarchie de la Gendarmerie nationale comme une remise en cause de la politique sécuritaire et pénale. Désavoué, le Général SOUBELET est muté au commandement de la Gendarmerie d’Outre-Mer le 1er septembre 2014, ce qui équivaut à une sanction.

En mars 2016, il publie un livre qui rencontre un large écho dans l’opinion : « Tout ce qu’il ne faut pas dire ». Le titre de l’ouvrage est en soi explicite. Avec une très grande clarté d’écriture, l’officier raconte l’expérience de terrain de toute une carrière. Il montre combien la Gendarmerie est proche des Français et d’une grande partie de leurs préoccupations sociales et économiques, pas uniquement sécuritaires. On découvre un grand serviteur de l’État, au fait de bien des problèmes. Un serviteur certes blessé, mais dont le jugement reste équilibré et pondéré, en un mot : juste.

Le problème est que « Tout ce qu’il ne faut pas dire » est publié par un officier de haut rang encore en activité, et qu’il s’accompagne d’une liberté de ton iconoclaste, mal vécue par beaucoup dont le Directeur général de la Gendarmerie, le Général Denis FAVIER. Le livre relance le débat sur la liberté d’expression des militaires, mais il aboutit aussi à la mise hors cadre du Général Bertrand SOUBELET en avril 2016.

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