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Éducation à la Défense et à la Sécurité nationale
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Lexique de la sûreté intérieure
Article mis en ligne le 30 mars 2018

par Nghia NGUYEN

A

  • AGRASC – L’Agence de Gestion et de Recouvrement des Avoirs Saisis et Confisqués est une administration publique créée en 2010, et placée sous la double tutelle des ministères de la Justice et du Budget. La création de cette administration – destinée à travailler en étroite collaboration avec la Police et la Gendarmerie – correspond à l’augmentation sensible des avoirs criminels.
  • ANACRIM – Analyse Criminelle est le nom d’une unité de la Gendarmerie nationale qui utilise un système informatique (suite logicielle) permettant d’opérer des recoupements, des schématisations et des visualisations de dossiers sur des masses de données particulièrement volumineuses et complexes. Issu du monde du renseignement anglo-saxon, ANACRIM démontre les relations entre les personnes, les lieux, les événements, les matériels, et est utilisée à des fins de police judiciaire.

B

  • BAC – La Brigade Anti-Criminalité a été créée en 1994, et est rattachée à la Direction Centrale de la Sécurité Publique (DCSP). Il s’agit d’un ensemble d’unités – dont les agents sont généralement habillés en civil – opérant de jour et de nuit, aux niveaux local et départemental, plus particulièrement dans les zones sensibles. Chargées du maintien de l’ordre public et de la lutte contre la délinquance et la criminalité, les BAC ont été généralisées dans les années 1990 à l’ensemble du territoire (300 unités environ). Spécialisées dans le flagrant délit, elles peuvent agir en patrouille comme en unité plus lourde, et peuvent être amenées à se substituer au RAID ou à un GIPN.
  • BDSP – La Base de Données et de Sécurité Publique est un système de commandement et d’informations développé par Thales et livré à la Gendarmerie nationale en 2011. Il s’articule autour de 4 modules. Le module 1 traite les appels d’urgence via le numéro d’appel 17. Le module 2 est un fichier permettant de déterminer les niveaux de dangerosité des personnes et des situations selon les interventions et les incidents déjà constatés par le passé. Le module 3 concerne la gestion des grands événements publics (G20, Tour de France, manifestations…). Le module 4 permet aux gendarmes d’élaborer des fiches de renseignement, et d’alimenter ainsi en informations le système. La BDSP permet une mutualisation en temps réel des informations pour l’ensemble de la Gendarmerie nationale sur tout le territoire. Elle recourt également à un système cartographique interactif situant précisément les lieux d’intervention et de crise.
  • BRI – Plus connue sous l’appellation d’ « antigang » la Brigade de Recherche et d’Intervention est une unité de la Police nationale créée le 22 septembre 1964, mais qui revêt son nom actuel qu’à partir de 1967. Alliant des pouvoirs de police judiciaire et des missions de gestion de crise et d’intervention, la BRI est spécialisée dans la lutte contre le grand banditisme. Ayant développé des savoir-faire que l’on retrouve dans les BAC et au RAID, la BRI participe également de nos jours à la lutte contre le terrorisme.

C

  • CNEFG – Le Centre national d’Entraînement des Forces de Gendarmerie est situé à Saint-Astier. Créé en 1969, il a pour vocation de former les officiers et sous-officiers de la gendarmerie mobile et départementale dans leurs missions de terrain : rétablissement de l’ordre, intervention, utilisation des matériels… C’est au CNEFG que sont expérimentés les nouveaux équipements mais aussi les tactiques et les points de doctrine d’emploi des hommes et du matériel.
  • CRS – Les Compagnies Républicaines de Sécurité ont été créées le 8 décembre 1944 en remplacement des Groupes Mobiles de Réserve (GMR) du régime de Vichy. Dépendantes du MININT et placées sous une direction active de la Police nationale – la Direction Centrale des Compagnies Républicaines de Sécurité (DCCRS) -, les CRS constituent une masse de manœuvre et de projection rapide de la Police nationale sur l’ensemble du territoire en cas de crise. La mission des CRS est le maintien de l’ordre et de la sécurité.

D

  • DCPAF – Direction Centrale de la Police Aux Frontières. Créée en 1999, la DCPAF remplace l’ancienne Police de l’Air et des Frontières (PAF), qui avait été créée en 1944 et fut d’abord rattachée aux Renseignements Généraux (RG) jusqu’en 1973.
  • DCPJ – Direction Centrale de la Police Judiciaire.
  • DGSI – La Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI) est le service de renseignement du MININT. En remplacement de la DCRI, le 12 mai 2014, il naît de la fusion des anciennes Direction de la Surveillance du Territoire (DST) et Direction Centrale des Renseignements Généraux (DCRG).
  • DSC – Le Département des Sciences du Comportement (DSC) est une unité de la Gendarmerie nationale créée en 2002, dont la mission est d’analyser le comportement des criminels et d’en dresser le portrait. S’inspirant de la science du « profilage », utilisée aux Etats-Unis depuis les années 1950, le DSC est mis à disposition de la police judiciaire.
  • DRAP – Le Dispositif de Retenue Autonome du Public est un système de barrage mobile utilisé par la Gendarmerie mobile pour contenir ou filtrer des manifestants depuis 2007. Il permet de bloquer efficacement des axes en milieu urbain – rues adjacentes à un axe de manifestation par exemple -, ce qui économise l’emploi d’effectifs. Le DRAP se présente comme des vantaux articulés montés sur des camions Renault 2000 TRM. Lorsqu’il est déployé, il dresse une barrière de 10 m de long sur une hauteur de 3 m. Le système est modulaire et peut s’articuler avec d’autres DRAP. Le TRM 2000 peut avancer ou reculer avec un DRAP déployé ; le rehausser de 15 cm pour passer un trottoir ou une pente. 3 réservoirs de 200 litres permettent l’utilisation de canons à eau, et 2 mâts télescopiques sont également prévus pour fixer des caméras. La Gendarmerie mobile dispose d’une cinquantaine de DRAP.

E

  • EMOPT – L’État-Major Opérationnel de Prévention du Terrorisme a été créé en juillet 2015 afin de résoudre les cas de terroristes potentiels - déjà fiché S - qui échapperaient quand même à la surveillance des services de renseignement. L’attentat de Saint-Quentin-Fallavier le mois précédent (Yassin SALHI) a, en effet, mis au grand jour ce type de dysfonctionnement. Dépendant du MININT, l’EMOPT reste une petite structure de spécialistes du renseignement travaillant à partir du Fichier des Signalés pour la Prévention et la Radicalisation à caractère Terroriste (FSPRT) de l’UCLAT. Cf. CORNEVIN (Christophe), « Terrorisme : Dans les coulisses du nouvel état-major opérationnel de Beauvau », in Le Figaro, 7 octobre 2015.
  • EPRUS – L’Établissement de Préparation et de Réponse aux Urgences Sanitaires a été créé en 2007. C’est une agence qui dépend du Ministère de la Santé, dont la mission est d’aider à la gestion des situations sanitaires exceptionnelles en France et à l’étranger. L’EPRUS est ainsi en charge de la constitution d’une réserve sanitaire, de la gestion du stock national de produits de santé et de l’appui technique aux Agences Régionales de Santé (ARS).

F

  • FAED – Le Fichier Automatisé des Empreintes Digitales a été créé en 1987. De nos jours, il enregistre aussi les empreintes des paumes de main. Les empreintes de 5 000 000 de personnes étaient fichées en 2015.
  • Fiche S – Document appartenant à la catégorie «  S  » du FPR désignant les individus considérés comme dangereux ou potentiellement dangereux pour la sûreté de l’État. Les fiches S sont évaluées sur une échelle de vigilance de 16 niveaux : S16 correspondant à la menace la plus élevée sur le spectre. Militants, activistes politiques, hooligans et terroristes figure dans le fichier S - Cf. CORNEVIN (Christophe), «  Fiches S : enquête sur le fichier au cœur de la traque antiterroriste  », in Le Figaro, 24 août 2015.
  • FIPN – La Force d’Intervention de la Police Nationale a été mise en place en 2009 afin de répondre aux attentats terroristes de masse : plusieurs attaques simultanées menées par plus d’une dizaine de terroristes mettant en œuvre des modes d’actions différents (explosions, fusillades, prises d’otages massives…). À partir de différents RETEX (attaque du Théâtre de Moscou en 2002, attaque de l’école de Beslan en 2004) et exercices, il apparaît qu’aucune unité alors existante en France ne serait en mesure d’affronter seule un attentat de masse. La FIPN naît de ce constat. Véritable task force de la Police nationale, elle regrouperait et coordonnerait en cas de crise les éléments d’intervention ad hoc de différentes unités : BAC, BRI, RAID. La FIPN est placée sous l’autorité du commandant du RAID.
  • FNAEG – Le Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques a été créé en 1998. Souvent associé aux crimes sexuels, il a été depuis élargi à toutes les infractions graves. 3 000 000 de personnes y sont fichées en 2015 et le nombre de nouveaux profils augmente sensiblement chaque année.
  • FPR – Le Fichier des Personnes Recherchées (FPR) est l’un des grands fichiers nationaux dépendant du Ministère de l’Intérieur (MININT). Officiellement créé en 1996 – ce qui ne veut pas dire qu’il n’existait pas sous d’autres formes dès la fin des années 1960 -, il se présente comme une base de données recensant toutes les personnes faisant l’objet d’une procédure juridique de recherche. Les personnes sont classées selon des catégories portant une lettre : « E » pour les étrangers, « IT » pour les personnes interdites de territoire, « AL » pour les aliénés, « M » pour les mineurs fugueurs…

G

  • Gendarmerie nationale – Militaire d’un point de vue statutaire, la Gendarmerie nationale est organiquement rattachée au MININT dont elle partage essentiellement les missions de terrain au quotidien. Ce rattachement s’est opéré en 2009. La Direction Générale de la Gendarmerie Nationale s’articule autour d’une administration centrale, 3 directions et 2 services. Héritière de la maréchaussée royale, la Gendarmerie compte aujourd’hui un effectif d’environ 100 000 hommes. Les unités de la Gendarmerie nationale se répartissent entre gendarmerie mobile et gendarmerie départementale. La première est en charge de missions de sécurité générale, de maintien de l’ordre public, et est organisée en escadrons (grades jaunes). La seconde, chargée de missions de sécurité spécifiques, est organisée en compagnies et en brigades (grades blancs). La Gendarmerie déploie tout un ensemble d’unités spécialisées (gendarmerie maritime, de l’Air, etc.) dont le GIGN est la plus célèbre. La Garde républicaine, plus particulièrement dédiée à la protection des palais nationaux et des missions protocolaires d’État, fait aussi partie de la Gendarmerie nationale.
  • GIGN – Créé en 1974 dans le prolongement du RETEX de l’attentat de Münich (septembre 1972), le Groupement d’Intervention de la Gendarmerie Nationale est l’unité d’élite spécialisée dans les interventions les plus difficiles : contre-terrorisme, prises d’otages, émeutes pénitentiaires, protection des intérêts vitaux de l’État… Les effectifs du GIGN ont été sensiblement augmentés afin de contrer la menace terroriste à partir de 2007. Aujourd’hui, il constitue une unité de 400 officiers et sous-officiers dont le haut niveau de spécialité est comparable à celui des forces spéciales.
  • GIPN – Les Groupes d’Intervention de la Police Nationale ont été créés en octobre 1972 dans le cadre du RETEX de l’attentat de Münich qui eut lieu le mois précédent. Unités spéciales de la police, destinée à affronter des situations particulièrement difficiles posées par le banditisme et le terrorisme, les GIPN ont été intégrés au RAID en 2015.

I

  • IRCGN – L’Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale, créé en 1987, est l’unité en charge des examens scientifiques nécessaires à l’identification et aux enquêtes judiciaires. Ses experts appartiennent au Service de Santé des Armées (SSA). Véritable laboratoire de police scientifique chargé d’éclairer les scènes de crime, il est intégré depuis 2015 dans un Pôle Judiciaire de la Gendarmerie Nationale situé à Pontoise.

M

  • MININT – Ministère de l’Intérieur.

N

  • NRBC-E – L’acronyme NBC désignait à l’origine les armes et les moyens de protection Nucléaires, Bactériologiques et Chimiques des armées. Définis de nos jours à la fois comme risques et comme menaces (« bombes sales »), le NBC s’étend désormais à l’ensemble de la société et désigne les risques et menaces d’ordre Nucléaire Radiologique Biologique Chimique et Explosif.

O

  • OCDIP – Office Central chargé des Disparitions Inquiétantes des Personnes. Créé en 2002, il est intégré en 2006 dans l’OCRVP.
  • OCLCTIC – Office Central de Lutte contre la Criminalité liée aux Technologies de l’Information et de la Communication. L’OCLCTIC est un service de la police judiciaire, créé en 2000.
  • OCRGDF – Office Central pour la Répression de la Grande Délinquance Financière. Création en 1990.
  • OCRVP – Office Central pour la Répression des Violences aux Personnes.

P

  • PHAROS – Plateforme d’Harmonisation, d’Analyse, de Recoupement et d’Orientation des Signalements. PHAROS est un portail de signalement des contenus illicites sur INTERNET.
  • PIAC – La Plate-forme d’Identification des Avoirs Criminels.
  • PJ – La Police Judiciaire désigne deux choses : 1- Une direction centrale de la Police nationale en charge de la prévention et de la répression de la délinquance, de la criminalité et du terrorisme. Organisée principalement en un état-major et 7 services centraux spécialisés, l’ensemble rassemblant 5300 agents. 2- Une fonction judiciaire permettant la constatation d’infractions au droit pénal, d’en rechercher les preuves et les auteurs. Cette fonction est exercée par la Police nationale mais aussi par les polices municipales, la Gendarmerie et les douanes.
  • PJGN – Le Pôle Judiciaire de la Gendarmerie Nationale a été créé en 2015. Basé à Pontoise, sur un site de 27 000 m2, il rassemble 550 experts de la police technique et scientifique. Incluant l’IRCGN dont les compétences sont médico-légales, le PJGN déploie également des services d’investigation de pointe en matière balistique et numérique. Son travail alimente des fichiers considérables – gérés par l’Institut National de Police Scientifique d’Écully (Rhône) - qui constituent depuis 2012 la mémoire de toutes les affaires judiciaires que les personnes aient été condamnées ou non, victimes ou non. Cf. NOUZILLE (Vincent), « Les nouveaux secrets de la police scientifique », in Le Figaro, 29 mai 2015.
  • Police nationale – La Police nationale désigne la police d’État créée le 14 août 1941 sous le régime de Vichy en remplacement du corps des gardiens de la paix publique. Elle a pour mission de protéger les institutions républicaines, les individus et les biens ainsi que maintenir la paix et l’ordre public. Les effectifs globaux sont d’environ 143 000 fonctionnaires. La Police nationale est une administration complexe qui s’articule autour de deux grands ensembles : les services centraux et les directions actives. L’ensemble est dirigé par une Direction Générale de la Police Nationale (DGPN) qui dépend du Ministère de l’Intérieur.
  • PPMS – Plan Particulier de Mise en Sûreté. Le PPMS est un document interne aux établissements scolaires planifiant l’organisation de l’alerte, de la protection, des secours en cas d’incendie, de risque naturel et d’accident industriel et technologique. Cette planification est dite « particulière » du fait de la grande diversité des établissements scolaires et des réalités locales. Mis en place à partir de 2002, les PPMS intègrent à partir de 2016 la menace de l’intrusion armée et de l’attaque terroriste.
  • PSIG – Peloton de Surveillance et d’Intervention de la Gendarmerie. Unité de prévention et d’intervention à l’échelle d’une compagnie de Gendarmerie, le PSIG a pour vocation d’intervenir dans les secteurs sensibles, et opèrent surtout de nuit. À partir de 2016, certaines de ces unités (une par département) sont particulièrement durcies (entraînements et matériels supérieurs) afin de pouvoir intervenir (primo-intervention) le plus rapidement sur le lieu d’une tuerie de masse. Ce sont les PSIG Sabre.

R

  • RAID – Recherche Assistance Intervention Dissuasion. Le RAID est une unité d’intervention de la Police nationale créée en 1985, dont la mission est de lutter contre toutes les formes de criminalité sur le territoire national (prises d’otage incluses). L’unité est stationnée à Bièvres dans l’Essonne, mais dispose d’antennes dans dix grandes villes.
  • RETEX – Retour d’Expérience.

S

  • SIAT – Service Interministériel d’Assistance Technique
  • SDAT – Sous-Direction Anti-Terroriste.
  • SPHP – Service de Protection des Hautes Personnalités. Création en 1994.
  • SCRC – Service Central de Renseignement Criminel.
  • Sécurité – La sécurité désigne les organisations ainsi que l’ensemble des moyens humains et techniques permettant de prévenir et de faire face aux risques et aux accidents.
  • Sûreté – La sûreté désigne les organisations ainsi que l’ensemble des moyens humains et techniques permettant de faire face aux menaces de la malveillance au terrorisme en passant par la délinquance et le crime.

U

  • UCLAT – Unité de Coordination de la Lutte Antiterroriste.
  • UMIR – Unité Mixte d’Intervention Rapide.
  • UTEQ – Unité Territoriale de Quartier.


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