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T-34. Machine de guerre (2018)

Alexey SIDOROV, T-34. Machine de guerre, 2018. Sortie en France (sous format DVD) en septembre 2019.

Article mis en ligne le 9 novembre 2019
dernière modification le 29 mai 2020

par Nghia NGUYEN

En plein hiver lors de l’opération Barbarossa, et alors que la Wehrmacht ne se trouve qu’à une quarantaine de kilomètres de Moscou, le Lieutenant Nikolaï IVOUCHKINE reçoit un char de combat T-34, rescapé de combats précédents. Reprenant en main l’équipage démoralisé, il monte une embuscade dans un village, et arrête à lui seul une compagnie de Panzer III commandée par le Capitaine Klaus JAGER. Les deux hommes sont blessés et IVOUCHKINE est fait prisonnier après avoir mis hors de combats plusieurs engins allemands.

La suite du film se déroule dans un camp de concentration d’Ohrdruf où IVOUCHKINE et JAGER se retrouvent au printemps de l’année 1944. Alors que JAGER est, depuis, devenu colonel de la Waffen SS, IVOUCHKINE est resté un prisonnier de guerre récalcitrant, ayant fait plusieurs tentatives d’évasion. JAGER qui a reçu pour mission de former les équipages blindés de la 12e Division SS Hitlerjugend, oblige IVOUCHKINE à commander un T-34 capturé en guise de cible mobile. Retrouvant son ancien pilote, IVOUCHKINE profite de cette mission suicide pour tenter une évasion en direction de la Tchécoslovaquie.

Monté à bord d’un tout nouveau T-34/85 capturé par les Allemands, l’équipage soviétique a, entre-temps, récupéré quelques obus avec lesquels il doit affronter plusieurs chars Panther durant son évasion. Ainsi IVOUCHKINE et JAGER se retrouvent face à face dans un dernier duel T-34/85 vs Panther.

Le film d’Alexeï SIDOROV est décevant. Certes, les engins de combat emblématiques du dernier conflit mondial, encore en état de marche, sont bien présents : Panzer III, Panther, T-34. Ce sont les véritables vedettes, notamment le T-34-85 qui reste le clou du spectacle. Pour les amateurs, les plans montrant les réticules des lunettes de tir, les mouvements mécaniques à l’intérieur des engins (circulaires des tourelles), le départ des obus dans les tubes, les effets des ricochets sur les blindages, agrémenteront les scènes d’action. Il y a cependant trop d’invraisemblances à commencer par le manque de conviction de JAGER et des SS face à un prisonnier soviétique aussi rétif que le personnage d’IVOUCHKINE ; l’atmosphère trop lisse du camp de concentration ; des uniformes allemands et soviétiques comme des tenues de prisonniers trop propres… Le T-34/85 ne porte pas les marques du combat, et il est directement livré à IVOUCHKINE avec les cadavres de son équipage et des… obus. Bref, l’ensemble se présente comme une mise en scène cinématographique d’associations de reconstituants à la parade. Quant à l’évasion, elle ressemble davantage à une promenade dans une Allemagne bucolique où un char soviétique, avec à peine une demi-douzaine d’obus, tient victorieusement tête à plusieurs Panther (1).

 

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  1. Cf. « Un cinéma au service du patriotisme ».

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