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Éducation à la Défense et à la Sécurité nationale
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Essai sur l’Éducation à la Défense

En quoi l’Éducation à la Défense interroge-t-elle profondément notre société ? Comment la définir et se confond-t-elle avec l’enseignement de défense ?

Article mis en ligne le 15 janvier 2017
dernière modification le 27 décembre 2017

par Nghia NGUYEN

Brouillard et confusions

Éducation à la Défense, enseignement de défense, Esprit de défense, culture de défense, Esprit de défense et de sécurité…

Ce qui frappe lorsque l’on cherche à cerner les contours de l’objet à transmettre, c’est cette capacité de l’Éducation nationale à produire une logorrhée de concepts qu’elle-même se garde bien de définir précisément. Or, à la racine de bien des problèmes se pose la question de savoir ce dont on parle exactement, et ce n’est pas le moindre des paradoxes - de la part d’une institution dont la vocation est de transmettre - que d’entretenir d’emblée un brouillard aussi coupable sur un sujet aussi profond.

La conséquence directe de ce flou se ressent à travers les multiples confusions que l’on rencontre à la lecture des diverses pages académiques consacrées à l’Éducation à la Défense. Beaucoup d’académies assimilent ainsi le sujet à l’organisation en charge de sa mise en œuvre - le trinôme académique -, confondant la fin et le moyen. D’autres intégreront l’Éducation à la Défense dans un ensemble Histoire-Géographie (académie de Strasbourg) ; ou dans un « pôle civique » (académie de Poitiers) ; ou bien dans un dossier « Action éducative » (académie de Nice) ; ou encore dans un autre dossier « Politique éducative/Pédagogie » (académie d’Aix-Marseille)... On trouvera également une confusion entre « Éducation à la Défense » et « Esprit de défense » (académie de Nancy-Metz). (1)

Certes, ces académies essayent peu ou prou d’en parler, et leurs confusions seront un moindre mal eu égard à ces autres académies qui n’ont même pas une page consacrée à la mission. Quand à celle de l’académie de Guyane (2), pour exister, elle est si indigente que l’on en sourirait s’il n’y avait dans ce département les installations hautement sensibles du Centre spatial à protéger, l’un des taux de criminalité les plus élevés de France, une immigration incontrôlée et une économie grise alimentée par l’orpaillage clandestin.

Rhétorique et schizophrénie

Tout n’est cependant pas à noircir. Certaines académies réalisent un travail plus sérieux que la moyenne (Bordeaux, Lyon, Nantes, Versailles), mais dans les limites d’un cadre officiel qui ne stimule en rien la réflexion ni l’innovation. Comment s’en étonner par ailleurs quand on voit que sur la page même du Haut fonctionnaire de défense et de sécurité (3) rien ne permet de saisir fondamentalement ce que l’on peut véritablement entendre par « Esprit de défense et de sécurité » ? Dans une globalisation déconcertante, les tremblements de terre et les inondations sont mis sur le même plan que les actes terroristes, et le premier exemple cité pour illustrer une « crise grave » nécessitant « l’adhésion de la nation » est celui de « la pandémie grippale H1N1 »… Bien évidemment, ce n’est pas le caractère global de la Défense qui est ici remis en cause, mais les jeux de mots qui ne définissent rien, ne désignent rien (ou si peu), et ne hiérarchisent finalement rien. Il est une responsabilité de la part de ceux dont la mission est de fixer les cadres dans lesquels un enseignement – voire davantage – doit s’ancrer.

Or, ces confusions entretenues par l’institution elle-même ne peuvent mieux dire combien l’Éducation à la Défense peine à s’ancrer dans le milieu scolaire et éducatif. Que si d’aucuns tentent, souvent avec courage et conviction, de traduire des idées et une action sur le terrain, le plus grand nombre n’y accorde finalement aucun intérêt. Comment en vouloir à ce plus grand nombre de ne pas faire ce que la loi impose depuis 1997, quand sur la page d’accueil du portailEDUSCOL (4), toutes les « éducations » et disciplines apparaissent sauf l’Éducation à la Défense ? Comment dès lors reprocher à cette demi douzaine d’académies de ne pas faire apparaître une page dédiée à cette grande mission nationale ?

Enseigner la défense

Enseigner et éduquer sont deux missions qui pour converger vers une seule et même cause n’en sont pas moins distinctes. L’enseignement de défense n’est pas l’Éducation à la Défense, et les professeurs devraient garder bien présent à l’esprit ce distinguo.

L’enseignement est, avant tout, l’action de transmettre des connaissances. Partant, il relève de savoirs disciplinaires au sens art, matière, branche de la connaissance. Le problème est que la Défense n’est pas une discipline scientifique en soi. Elle fait intervenir nombre de disciplines nécessaires à sa compréhension au premier rang desquelles on citera la géopolitique, la stratégie, l’histoire, la polémologie, l’économie… À celles-ci, il faudrait aussi ajouter des disciplines scientifiques et techniques, ainsi que des enseignements nouveaux tels que la guerre économique et la cyberdéfense.

C’est toute la difficulté que l’enseignement de défense pose en premier lieu aux professeurs, à savoir une capacité de leur part à intégrer une culture générale dans des domaines qui peuvent être sensiblement différents les uns des autres. Comment enseigner l’importance des mers et des océans pour notre pays sans être amené à poser la question d’une marine océanique capable d’opérer sur un large spectre de missions allant de la police des mers à des frappes contre la terre, voire nucléaires ? Comment expliquer l’utilisation d’un porte-avions comme outil de diplomatie navale et non exclusivement comme bâtiment de guerre ? Comment former aux risques que le cyberespace fait entrer dans les entreprises et jusque dans les foyers alors que l’Éducation nationale fait des ordinateurs et autres tablettes des outils pédagogiques privilégiés, oubliant que lesdits outils sont aussi des armes ? Combien de professeurs du secondaire sont-ils formés aux questions de cyberdéfense et, d’une manière générale, comment faire accéder les élèves à l’abstraction qu’est la défense du pays si lesdits élèves ne savent eux-mêmes se protéger devant une messagerie et dans la jungle des réseaux sociaux ? Les questions pourraient ainsi être multipliées.

Dans un contexte où la Défense est désormais appréhendée de manière globale, où elle s’associe à des problématiques qui relevaient jusqu’à présent de la sécurité économique, intérieure et civile, cette culture générale de défense n’aura jamais été aussi élargie. Elle doit être rigoureuse à défaut de pouvoir être approfondie en tout. L’enseignement de défense permettra ainsi de comprendre la complexité de la Défense contemporaine induite par la mondialisation et ses évolutions économiques et technologiques. Il ne permettra pas, en revanche, de susciter à lui seul la conscience des menaces (l’Esprit de défense), cette dernière faisant intervenir des éléments de nature différente et de l’ordre des représentations et des valeurs culturelles. C’est ici qu’intervient l’Éducation à la Défense.

Éduquer à la Défense

L’éducation dépasse l’instruction en lui donnant un sens et un aboutissement. En son absence, tout enseignement ne serait que sécheresse et aridité technique. L’éducation s’attache donc à la formation morale et non seulement intellectuelle des individus ; à leur acquisition raisonnée des pratiques de la vie en société également. Elle est, à ce titre, un savoir-être. Tout ceci dépasse la simple transmission des connaissances qui complète et étaye, mais ne se substitue pas.

Au sens strict, l’éducation relève normalement de la Famille et non d’une institution, mais dans le cas qui nous intéresse, il y a une dimension nationale et collective qui justifie pleinement l’existence d’une véritable Éducation en la matière. Cela est d’autant plus justifié que l’idée même d’une défense collective transcende tous les individus formant la collectivité concernée.

Cette transcendance ne peut exister que sur la base d’un socle commun de valeurs historiquement construites, clairement identifiées, vécues tel un enracinement ou un attachement sincère, et acceptées au moins inconsciemment. L’Éducation à la Défense s’intéressera donc aux valeurs qui font tenir notre société, et qui lui donne sa cohérence. Elle décryptera et questionnera inévitablement les représentations culturelles qui nous demanderont ce que nous défendons ou voulons défendre. Elle pose la question du « que défendons-nous », là où l’Esprit de défense posera la question du « pourquoi » et l’enseignement de défense du « comment ». L’Éducation à la Défense participe directement au ciment dont la Nation a besoin pour assumer son effort de défense. Sans elle, tout enseignement serait inaccompli et d’une sécheresse technique rebutante pour bien des professeurs et bien des élèves.

C’est que paradoxalement, l’offre ne manque pas pour enseigner la Défense. Avec le développement de l’INTERNET 2.0, les sites et blogs spécialisés sur les questions militaires et stratégiques, sur les opérations et les conflits en cours, sur les armements et autres technologies, ont fait florès depuis une dizaine d’années. Certains font de la veille, d’autres de l’analyse, beaucoup mettent à disposition du plus grand nombre un travail et une réflexion de qualité. Cependant, ce qui manque à tous ces sites c’est justement cette dimension d’Éducation à la Défense. Non que des expressions telles qu’ « Esprit de défense », « culture de défense » ou « civisme » ne soient employées ici et là, mais surtout que l’on n’y trouve aucune réflexion de fond sur la transmission de ces concepts auprès du public scolaire. Les débats techniques comme tactiques pourront être brillants, les analyses stratégiques ou de l’actualité pourront être fines, mais ils occultent la finalité. À chaque fois on taira l’essentiel à savoir la question du « que défendons nous », ou du « que voulons nous défendre » de notre Cité et de la civilisation qui l’a produite.

Exemples symptomatiques

Un portail tel que « Theatrum Belli » (5) a, par exemple, tôt occupé le terrain de la veille militaro-guerrière, « aspirant » toute information sur ces questions sur l’horizon le plus large. Sans vouloir remettre en cause la qualité du travail de ce portail, dont la thématique n’a cessé de s’élargir au fil des années, on peinera cependant à y trouver quelque chose de spécifique sur l’Éducation à la Défense. Cela est d’autant plus remarquable que la vocation de « Theatrum Belli » est de ratisser le plus largement tout en nouant des partenariats dont un, entre autres, avec une association de professeurs d’Histoire-Géographie…

L’Éducation à la Défense semble, en fait, exclue du champ de réflexion de la grande majorité des spécialistes, généralistes et autres amateurs. C’est un peu comme si le terme « éducation » l’enfermait d’emblée dans un univers scolaire que beaucoup estimeraient éloigné voire hostile au monde de la Défense. Bref, à un rejet idéologique d’un côté répondrait peut-être un mépris plus ou moins conscient de l’autre…

D’aucuns répondraient qu’il existe pourtant une initiative de niveau national en la matière : le portail « Éduc@def > l’Éducation à la Défense » (6). Piloté par un Inspecteur Général de l’Éducation Nationale (IGEN), Éduc@def – agrégé à un autre portail : « Chemins de Mémoire » (7) - n’est en fait qu’une émanation du Ministère de la Défense (MINDEF). On touche ici un autre problème majeur à savoir que l’Éducation à la Défense devrait procéder de la société civile non du monde de la Défense.

Deux raisons seront avancées pour expliquer cette inversion de perspective. La première est relative à la nature même de ce qu’est la Défense aujourd’hui, à savoir un monde polymorphe qui ne relève plus exclusivement de la sphère militaire quand bien même celle-ci reste et restera essentielle. Exposer officiellement l’Éducation à la Défense à partir d’une plate-forme du MINDEF, c’est sous-entendre que la Défense contemporaine reste une affaire exclusivement militaire. Or, si la défense militaire reste bien évidemment incontournable, qu’en est-il aujourd’hui de la défense économique, celle des entreprises, celle des valeurs culturelles, et autres ? Pourquoi ne pas exprimer aussi l’Éducation à la Défense du point de vue du Ministère de l’Intérieur (MININT) ? Ce dernier ne représente t-il pas au fond la dimension de défense qui touche le plus les Français, au point que l’expression elle-même tend à devenir aujourd’hui « Éducation à la Défense et à la sécurité » ? Est-ce par ailleurs le MINDEF qui est le plus à même de toucher le plus largement en matière d’éducation ?

La deuxième raison sera d’ordre philosophique. Une Éducation à la Défense prise en charge par le MINDEF ne pourrait qu’alimenter, dans le meilleur des cas, l’accusation souvent entendue que l’École se substituerait à la filière de recrutement officielle des armées ; dans le pire, cette prise en charge permettrait l’instruction d’un procès en « militarisme » supposé (8). Au-delà de ces postures idéologiques aussi simplistes qu’elles ont été pendant trop longtemps inhibantes, nous ne devons pas perdre de vue que la Défense est - et elle doit le rester – avant tout l’affaire de tous les citoyens, quand bien même le service militaire a-t-il été suspendu. Avec la globalisation des menaces, nous sommes tous amenés – bien plus qu’autrefois – à jouer un rôle en matière de défense à tous les niveaux. Les employés d’une entreprise sont sa première ligne de défense face à l’espionnage, au pillage de données et autres formes de malveillance. Dans un monde de fluidité humaine et économique, d’hyper communication et de dilution des cultures et des frontières, la défense des cultures comme celle des identités ne sont pas de vains mots. Par notre conscience des dangers et la vigilance qui en découle nous sommes amenés aujourd’hui à être plus que jamais responsables des autres dans l’espace public, y compris de ceux que nous ne connaissons pas. La défense ça commence ainsi.

L’Esprit de défense ne peut donc naître que de la société civile. Il doit s’y enraciner, et ne pas laisser son périmètre se confondre avec le pré carré de professions au demeurant déjà convaincues de sa nécessité. Pour qu’une véritable résilience puisse émerger et se structurer, la conscience habitée de l’Esprit de défense ne peut émaner de milieux ou d’institutions dont l’identité procède justement de cet esprit, mais de la société française elle-même. C’est au fond toute une rhétorique officiellement portée sur le thème du « lien Armée-Nation » - et dont Éduc@def est une des caisses de résonnance - qui se trouve ici remise en cause. Car l’Armée n’est pas un corps étranger à la société. Même constituée d’engagés volontaires, elle en reste la substance ce que l’expression contredit en la distinguant et en la séparant de la Nation.

Éduquer à la Défense : une réflexion globale et transversale à la Cité

On l’aura compris, ce qui permettra d’affirmer que l’Esprit et la culture de défense sont ancrés au cœur de la société – autorisant dès lors à parler de résilience -, c’est lorsque la question de la participation comme du soutien à l’effort de défense ne se posera plus et se vivra « naturellement ». Nous l’avons malheureusement trop souvent oublié, mais ce qui fondait autrefois la citoyenneté c’était d’abord la volonté et l’aptitude à défendre la Cité. De nos jours, mutatis mutandis, nous avons à redécouvrir ce devoir de défense dont les professionnels - qu’ils soient militaires ou civils - sont le point d’arrivée et non le point de départ. La racine ne se confondant pas avec le fruit, voilà pourquoi éduquer à la Défense ne doit pas incomber au MINDEF en tant que tel ; ce dernier devant cependant - au même titre que tous les autres acteurs du système de défense - pleinement bénéficier de la sève nourricière produite par la société. L’intérêt que ce ministère porte à la jeunesse reste, en revanche, légitime et complémentaire d’une véritable entreprise éducative.

Les réponses institutionnelles aux questions éducatives seront quoi qu’il en soit toujours normatives, limitées et incomplètes. S’il fallait cependant désigner une institution pouvant toucher l’ensemble de la population sur la question de l’Éducation à la Défense, ce serait d’abord et avant tout l’École. L’École est une obligation de plusieurs années pour tous dans la société actuelle. Elle touche tous les milieux sociaux et demeure le sacrifice budgétaire le plus lourd pour la Nation. Certes, les problèmes de fond que notre système scolaire rencontre de nos jours sont à la fois philosophiques et structurels, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas mineurs. Ils sont, en fait, le reflet direct de nos crises spirituelle, intellectuelle et morale, et ils le sont d’autant plus que l’École reste encore transversale à la société à défaut de jouer son rôle de véritable creuset.

Le cœur du problème est donc là, à savoir que la seule institution devant et pouvant éduquer à la Défense ne le fait pas. On trouvera toujours dans un recoin du Ministère un haut fonctionnaire pour se gargariser de statistiques sur quelques actions pédagogiques marginales ; vanter telle circulaire ou ajout dans les programmes scolaires comme si en parler c’était le faire. Comme si produire une note administrative ou réglementaire suffisait pour se mettre en adéquation avec le principe de réalité. Une réalité présente dans le quotidien de milliers d’établissements scolaires et qui - nonobstant un empilement de lois, conventions, protocoles et autres règlements – se résume à un échec de l’Éducation à la Défense.

Le Parcours citoyen (9) – plus que jamais dilué dans une phraséologie à laquelle personne ne croit – n’y changera rien. C’est que l’Éducation à la Défense porte sur des valeurs profondément politiques, que les responsables de l’institution scolaire (et au-delà) ne veulent en aucun cas aborder. La paix sociale à tout prix ; à n’importe quel prix ! Entendons-nous bien, la Politique dont il s’agit n’est en rien cette instrumentalisation idéologiquement partisane trop longtemps pratiquée par une École dévoyée. Une gangrène dont on revient mais au prix de plusieurs générations abîmées. La Politique dont il question ici est celle du Bien commun, d’aucuns diraient celle de l’intérêt général (10). Voilà pourquoi elle s’écrit avec un « P » majuscule au même titre que le mot Défense s’écrit lui aussi avec une majuscule.

L’Éducation à la Défense renvoie à ce qui transcende profondément les individus qu’ils soient de droite ou de gauche, croyants ou non, Français enracinés ou Français d’installation plus récente. Le drapeau national est celui de tous les Français, et il est sidérant de voir les résistances et les outrages qu’il peut encore susciter à vouloir l’introduire dans une salle de classe. C’est qu’il existe, reconnaissons-le, des familles et des cultures politiques et syndicales, des habitudes de pensée, des discours et des postures convenus qui, au-delà de leurs frontières idéologiques, ne s’intéressent pas au Bien commun.

Réfléchir à la Défense de la Nation, penser une véritable éducation en la matière qui rayonnerait dans toutes les composantes de la société française, est plus que jamais de nos jours une action globale et transversale à l’ensemble de la Cité. Elle ne peut plus souffrir de faux-semblants ni de demi-mesures. On ne s’étonnera donc pas que le présent site se fasse également l’écho de débats politiques, philosophiques, sociaux et sociétaux au-delà des seules questions techniques de défense. Autant de réflexions venues d’horizons différents dont les ramifications nourrissent en fait une seule et même réalité, car c’est aux confins de la pensée sur l’Homme et la Civilisation que l’on touchera, in fine, les pierres angulaires de l’Esprit de défense.

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  1. Sites et pages consultés le 14 janvier 2017.
  2. Page consultée le 14 janvier 2017.
  3. Site consulté le 14 janvier 2017.
  4. Site consulté le 14 janvier 2017.
  5. ​Site consulté le 14 janvier 2017.
  6. ​Site consulté le 14 janvier 2017.
  7. Site consulté le 14 janvier 2017.
  8. Cf. Le lexique du site et la définition du "militarisme".
  9. Site consulté le 14 janvier 2017.
  10. Les deux notions sont, en fait, à distinguer. L’intérêt général procède d’une vision quantitative et mathématique d’une situation. Il est défini par la somme des intérêts privés majoritaires allant dans le même sens à un moment donné. Le Bien commun se définit par ce qu’il y a de meilleur pour la Communauté - et non pas les communautés - projeté dans l’avenir. A contrario, l’intérêt général privilégiera un utilitarisme immédiat rapporté à la communauté majoritaire du moment. Pour résumer, la distinction entre les deux notions repose sur la question de savoir si ce qui est décidé aujourd’hui selon la règle de la majorité - souvent dans une confusion médiatique qui biaise les enjeux véritables de tel ou tel sujet - est forcément le meilleur pour la société sur le long terme.


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