Mis sur cale en 1989 et déployé en 1991, le destroyer Arleigh Burke DDG-51 inaugure une nouvelle classe de bâtiments remplaçant les destroyers de la classe Spruance. Initialement prévue à 75 unités, la classe Arleigh Burke en compte 74 en 2025 et ce nombre grimpera encore d’ici les prochaines décennies. Sans cesse modernisée sous plusieurs versions, la classe Arleigh Burke affiche une belle longévité et est en train de devenir la classe de bâtiments de guerre américains la plus nombreuse depuis la Deuxième Guerre mondiale (1). Une longévité que confirme également l’échec du déploiement de la nouvelle classe de destroyers, initialement prévue pour remplacer les Burke : les destroyers furtifs de la classe Zumwalt. Avec un coût unitaire grandissant, estimé à 9 milliards de dollars en 2020, les Zumwalt ne seront finalement déployés qu’à hauteur de 3 unités seulement (2).
Chargés de la défense des Carrier Strike Groups (CSG), et remplaçant progressivement les croiseurs Ticonderoga, les destroyers Arleigh Burke constituent plus que jamais l’épine dorsale des escadres de combat protégeant les porte-avions géants de l’US Navy. Leur vocation antiaérienne intègre de nos jours une capacité antibalistique sans cesse renforcée. À ce titre, ils sont les premiers destroyers à embarquer nativement le système de combat Aegis, tout en gardant une capacité antisurface, anti-sous-marine et de frappe contre la terre importante. En fait, les « Burke » sont des bâtiments de combat océaniques puissants, polyvalents et multi-missions. Les frégates françaises de classe Horizon sont ce qui s’en rapprochent le plus.

Le destroyer USS Philippine Sea DDG-105 en phase de ravitaillement avec ses hélicoptères SH-60 Seahawk en septembre 2014 (source - US Navy)
Conception et évolution
Les destroyers de la classe Arleigh Burke sont construits dans les chantiers navals de Bath Iron Works (Maine) et de Huntington Ingalls Industries (Mississippi). Si ces deux chantiers ont reçu une commande de 14 bâtiments en 2022, seuls 4 navires sont actuellement sur cale. Avec une cadence de construction de 1,6 destroyer par an pour Bath Iron Works et 1,8 pour Huntington Ingalls Industries, les constructions navales militaires étatsuniennes accusent un vieillissement accéléré ainsi qu’une perte de savoir-faire liés à la désindustrialisation de l’économie. Alors que les tensions augmentent avec la Chine, l’US Navy a donc besoin d’augmenter le rythme de ses constructions navales, et il est aujourd’hui question de confier une partie de celles-ci aux chantiers sud-coréens Hyundai capables de lancer 5 destroyers par an.
D’une longueur de 154 m, d’un maître-bau de 20 m (3) et d’un tirant d’eau de 9,5 m, les destroyers Arleigh Burke embarquent 320 marins et filent jusqu’à 31 nœuds pour un déplacement initial de 8300 tonnes. Ces caractéristiques demeurent cependant générales et évolutives car le bâtiment d’origine a connu plusieurs versions ou tranches - « Flight » -, qui en ont modifié depuis 1989 les dimensions, le tonnage, le nombre de marins embarqués et, surtout, les systèmes et l’armement. De la tranche 1 à la tranche 3, ce ne sont plus exactement les mêmes bâtiments, et le Arleigh Burke de la tranche 4, qui devrait être déployé dans les années 2030, en remplacement des croiseurs de classe Ticonderoga, est tellement éloigné de la tranche 1 que les spécialistes se posent la question de savoir s’il ne constituera pas une nouvelle classe... Entre la tranche 1 et la tranche 4, il s’est écoulée une quarantaine d’année soit la durée de vie moyenne d’un navire.

La tranche 1 s’étend du premier destroyer de la classe - le DDG-51 – au USS Donald K. Ross DDG- 71. La tranche 2 concerne le USS Mahan DDG-72 jusqu’au USS David Porter DDG-78. La tranche 2 du USS Oscar Austin DDG-79 au USS Harvey C. Barnum DDG-124. La tranche 2A comprend quatre sous-séries au-delà desquelles débute la tranche 3 actuellement en construction. En 2026, les 28 premiers Arleigh Burke seront soit retirés du service actif soit modernisés.
En fait, la classe Arleigh Burke est en constante évolution. Disposant d’une plateforme pour hélicoptère à la poupe, les tranches 1 et 2 n’embarquaient pas d’aéronef de manière permanente, mais à partir de la tranche 2A les destroyers disposent de 2 hélicoptères SH-60 Seahawk. Cette évolution dessine un nouvel hangar dans la superstructure du navire tandis que l’équipage est réduit à 282 marins et 32 officiers. Cette réduction d’effectifs indique des transformations qui vont dans le sens d’une plus grande automatisation des tâches. Quant aux Burke de la tranche 3 - dont le USS Jack H. Lucas DDG-125 est le premier (4) -, ils sont d’emblée plus grands, allongés de 5/6 m (160 m) avec un déplacement de 9700 tonnes.
Taillés pour le combat de haute intensité au coeur des océans, les destroyers Arleigh Burke sont bien protégés. Si les cheminées sont en aluminium le reste du bâtiment est en acier, et 70 tonnes de kevlar entrent dans la composition de la coque et de la superstructure avec un renforcement particulier de la protection autour des compartiments moteurs. Une protection NRBC a été intégrée dès la tête de série. Elle permet, de nos jours, une détection automatisée des agents chimiques et radioactifs. A cela, s’ajoute une capacité furtive améliorée par l’intégration de revêtements absorbants ainsi que par la modification de formes et d’angles au sein de la superstructure.

Tirs quasi simultanés de deux missiles par le USS Henry C. Mustin DDG-89 dans l’océan Pacifique en septembre 2014 (source - US Navy)
Une vocation antiaérienne et antibalistique
À l’origine, ce sont les croiseurs de la classe Ticonderoga qui mettaient en œuvre le système de combat anti-aérien Aegis, et qui étaient donc en charge de la défense des CSG. Leur âge et leur coût d’entretien ont cependant conduit à leur retrait progressif à partir de 2004 puis de manière accélérée à partir de 2022. Aujourd’hui, seuls 3 de ces croiseurs, ayant achevé leur modernisation, voient leur carrière opérationnelle prolongée jusqu’en 2029 (5). Ce sont désormais les Arleigh Burke qui reprennent le rôle des croiseurs Ticonderoga, étant la première classe de destroyers à embarquer le système Aegis.
Aegis est une architecture intégrant 4 sous-systèmes dont, à l’origine, le radar AN/SPY-1 reconnaissable à ses antennes planes et octogonales situées autour de la casemate du destroyer. Ce puissant radar multifonction communique avec un Command and Decision System (CDS), un Aegis Display System (ADS) et un Weapon Control System (WCS). Conçu initialement par Lockheed Martin, l’AN/SPY-1 (dont il existe de nombreuses versions depuis le premier Arleigh Burke) est capable de détecter, d’acquérir et de poursuivre plus de 200 cibles en temps réel. Il transmet ses données au CDS (le C2 du destroyer) qui – par l’intermédiaire de l’ADS – communique directement avec le WCS, et l’ensemble des systèmes d’armes, sur une même interface.
Le système Aegis est contrôlé à partir d’un Centre d’Information de Combat (CIC), qui gère les flux d’informations tactiques du destroyer mais aussi en provenance des autres bâtiments de la flotte (6). Cette gestion s’opère grâce à des liaisons de données tactiques (7) qui permettent à l’ensemble des systèmes quels qu’ils soient de dialoguer entre eux. Comment le WCS peut-il commander en même temps un système lance-torpille et un système lance-missile avec des munitions, des lanceurs, des milieux d’emploi et des calculs de tir complètement différents ? Le CIC évolue donc vers un data hub capable de fusionner en temps réel une masse de données exponentielles en provenance des capteurs du destroyer, des autres bâtiments de la Flotte et de tout ce qui peut voler au même moment dans la bulle aéronavale. Cette bulle devient, en fait, un véritable cloud de combat dans lequel les Burke évoluent en complète interopérabilité avec les unités amies et alliées quelles qu’elles soient. Avec l’accentuation de la menace balistique que renforce l’apparition des premiers missiles hypersoniques opérationnels, les Arleigh Burke se transforment et passent d’une conception antiaérienne à une conception antibalistique.

Le USS Curtiss Wilbur tire un missile SM-2 au large de Guam en mars 2014 (source - US Navy)
Le système Aegis connaît de nouveaux perfectionnements logiciels (baselines) et matériels, et à partir de la tranche 2A le CIC s’agrandit et accueille un plus grand nombre d’opérateurs. Avec de plus grandes antennes et un nouveau réseau de capteurs/senseurs, l’AN/SPY-6 AMDR (Raytheon), tout en restant un radar tridimensionnel à balayage électronique, est plus puissant et plus rapide que les versions antérieures ; capable de détecter en bande S et en bande X (8). Embarqué sur les destroyers de la tranche 3, il est conçu pour engager des missiles antinavires et des missiles balistiques. On l’aura compris : plus que le bouclier de la Flotte, les destroyers Arleigh Burke les plus récents sont les véritables briques d’une Défense Anti-Missile Balistique (DAMB) beaucoup plus large. Alors que les porte-avions américains sont plus que jamais des cibles vraisemblables pour les missiles hypersoniques chinois et russes, le système de combat Aegis reste la pièce maîtresse du bouclier anti-missile américain.
Armement et puissance de feu
Les Arleigh Burke sont de redoutables navires de guerre capables de mettre en oeuvre une large gamme d’armements quelle que soit la version du destroyer. Leur polyvalence explique l’embarquement de nombreux systèmes d’armes qui leur permettent d’affronter toutes les grandes menaces navales identifiées : bâtiments de combat, sous-marins, aéronefs, drones, cibles terrestres, missiles balistiques... De fait, les Arleigh Burke disposent d’une puissance de feu supérieure à celle des croiseurs lourds de la Deuxième Guerre mondiale.

Coupe représentant les différents systèmes d’armes embarqués dans les VLS Mk 41 (source - Lockheed Martin)
Les tranches 1 et 2 disposent de 90 cellules lance-missiles (Vertical Launching System ou VLS) Mark 41, et les tranches 2A et 3 en ont 96. Ces cellules sont des silos permettant un tir rapide ainsi que le stockage de nombreux missiles dans l’espace étroit d’une coque. L’inconvénient que pose cependant le concept VLS est son rechargement. Le destroyer est obligé de se retirer du champ de bataille pour gagner une base navale dont les infrastructures seraient sécurisées. Selon le théâtre des opérations (notamment dans le Pacifique), cette base pourrait se situer à des milliers de kilomètres ce qui priverait le CSG d’un précieux bâtiment de combat durant plusieurs jours. Dans le cadre d’attaques de saturation (9) ou d’une confrontation de haute intensité, la question du rechargement des VLS Mk 41 se poserait très rapidement. En 2024, la Navy a, donc, testé une manoeuvre de rechargement de missiles à la mer : la Transfertable Reload At-sea Method (10). Capacité importante en cours de perfectionnement, la TRAM est réalisée sur le mode d’un Ravitaillement À la Mer (11), où elle consiste à un transfert de missiles conditionnés dans leur conteneur d’un bâtiment ravitailleur à un bâtiment de combat. Sur ce dernier une grue articulée, montée sur des rails, manipule le conteneur pour l’introduire verticalement dans la cellule.

Le USS Chung-Hoon DDG-93 tire un missile dans l’océan Pacifique en août 2020 (source - US Navy)
Les VLS Mk 41 tirent un panachage de missiles à commencer par les RIM-161 Standard Missile 3. Capable d’atteindre l’espace exo-atmosphérique, le SM-3 est l’arme principale contre les missiles balistiques à courte et moyenne portées. C’est un missile antibalistique cinétique (hit-to-kill) conçu pour détruire à l’impact et non à l’explosion. Viennent ensuite les RIM-174 Standard ERAM (Extended Range Active Missile) SM-6 et les RIM-156 SM-2ER. Ce sont des missiles surface-air plus polyvalents pouvant aussi bien engager des missiles balistiques dans leur phase terminale, qu’assurer la défense antiaérienne de zone voire engager des unités de surface.
Les destroyers des tranches 2A et 3 déploient la version modernisée du Sea Sparrow : RIM-162 ESSM (Evolved SeaSparrow Missile). Système antiaérien à courte portée, le Sea Sparrow est chargé de l’autodéfense rapprochée du destroyer contre les missiles antinavires et les aéronefs. Polyvalent, il peut aussi engager directement des bâtiments ennemis. Un VLS Mk 41 peut en stocker 4 du fait de la compacité du missile.

Exercice de tir au canon Mk 45 à bord du USS David Porter DDG-78 en mars 2019. On aperçoit les VLS Mk 41 au premier plan (source - US Navy)
À cet ensemble de systèmes offrant une défense antiaérienne multicouches, s’ajoutent des missiles antinavires transhorizons AGM-84 Harpoon en cours de remplacement par le Naval Strike Missile (NSM) de conception norvégienne. Pouvant également engager des cibles terrestres, le NSM est tiré des VLS. Le BGM-109 Tomahawk, également tirés à partir des VLS, viendra compléter cette missilerie impressionnante. Le Tomahawk est un missile de croisière subsonique polyvalent destiné aux frappes antinavires mais aussi aux frappes contre des objectifs terrestres. Chaque Burke embarque une cinquantaine de ces missiles combat proven depuis des décennies.
Contre la menace sous-marine, le Burke déploie une gamme de torpilles légères (324 mm). Dans les VLS se trouvent des RUM-139 VL-ASROC (Anti-Submarine Rocket). Ce sont des missiles qui une fois tirés, libèrent une torpille Mark 54. Celle-ci peut aussi être lancée par deux lance-torpilles Mk 32 situés l’un à babord et l’autre à tribord. Le Mk 32 est un ensemble de trois tubes lance-torpilles orientable qui tire aussi des Mk 46 et des Mk 50 également conçues pour engager les sous-marins.

Exercice dans l’océan Atlantique en janvier 2021. Un Phalanx CIWS du USS Donald Cook DDG-75 ouvre le feu. On aperçoit en contrebas les VLS Mk 41 et la tourelle du canon Mk 45 de 127 mm (source - US Navy)
L’autodéfense rapprochée du navire est assurée par un ensemble de canons et de mitrailleuses à commencer par le canon Mark 45 de 127 mm situé à la proue. Il s’agit d’un canon embarqué dans une tourelle télé-opérée qui tire jusqu’à 20 coups/minute des obus d’une portée de 24 km (13 milles nautiques). Le canon Mk 45 engage des cibles aériennes, en surface et en appui naval de la mer contre la terre.
Dernière ligne de défense du destroyer contre les aéronefs et les missiles, le système Phalanx CIWS (Close-In Weapon System) est un canon rotatif multitubes de 20 mm. Surmonté de son radar de tir, le canon télé-opéré a une cadence de tir entre 3000 et 4500 coups/minute. Dressant un « mur de ferraille » à courte portée, le CIWS peut aussi engager de petites embarcations et des drones navals au même titre que les deux canons mitrailleurs (chainguns) Bushmaster Mk 38 de 25 mm. Les dernières versions des Bushmaster sont télé-opérées. À cela s’ajoutent des mitrailleuses M2 Browning (12,7 x 99 mm) qui peuvent être déplacées sur plusieurs emplacements de tir à babord comme à tribord. Pour finir, certains Burke embarquent des lasers pour contrer la menace des drones (systèmes ODIN et HELIOS).

Servants d’un canon mitrailleur Bushmaster Mk 38 à bord du USS Henry C. Mustin DDG-89 en Mer des Philippines (mars 2020). L’une des antennes octogonales du radar AN/SPY-1 est nettement visible (source - US Navy)
Combattant ships emblématiques de l’US Navy, les destroyers Arleigh Burke ont été portés au cinéma avec le film de Peter BERG, Battleship (2012) et à la télévision avec la série de Steven KANE et Hank STEINBERG, The Last Ship (2014). Si dans le film de Peter BERG, c’est un destroyer Flight I - le USS John Paul Jones - qui joue son propre rôle, le USS Nathan James DDG- 151 Flight IIA de la série de Steven KANE et Hank STEINBERG n’existe pas. Il est mise en scène à partie de deux autres Burke de tranche 2 : le USS Halsey DDG-97 et le USS Dewey DDG-105.
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- Cf. C’est la classe Gearing qui compta le plus grand nombre d’unités construites durant ce conflit (98 destroyers).
- Cf. Le USS Zumwalt DDG-1000 (en service depuis octobre 2016), le USS Michael Monsoor DDG-1001 et le USS Lyndon B. Johnson DDG-1002.
- Cf. Le maître-bau désigne la largeur d’un navire dans sa partie la plus large.
- Cf. Le USS Jack H. Lucas DDG- 125 a été déployé en octobre 2023.
- Cf. Il s’agit des USS Gettysburgh (CG 64), USS Chosin (CG 65) et USS Cape Saint George (CG 71). Alors en pleine campagne contre les Houthis, le USS Gettysburgh est le croiseur qui a abattu par erreur un F/A-18F Super Hornet du porte-avions USS Harry S. Truman le dimanche 22 décembre 2024 en Mer Rouge. Si ce tir ami résulte d’une méprise d’identification, il montre aussi la rapidité du système Aegis qui a intercepté le Super Hornet qui venait juste de décoller du porte-avions.
- Cf. L’équivalent du CIC sur les bâtiments de combat français est le Central Opérations (CO).
- Cf. Les liaisons 16 et 22.
- Cf. Les radars utilisés dans la défense anti-missile se répartissent en trois catégories selon des gammes de fréquence radio appelées « bandes ». Les radars de bande L couvrent un champ large mais imprécis. Les radars de bande X sont les plus précis et de haute résolution mais ils ont un champ beaucoup plus étroit. Les radars de bande S sont intermédiaires entre les bandes L et X. Plus le radar est puissant plus il porte loin mais avec une demande en énergie plus grande.
- Cf. L’efficacité des bulles de défense antiaérienne multicouches ainsi que la dronisation des champs de batailles font que les attaques aériennes recherchent désormais la saturation. Pour atteindre un objectif, il faut dorénavant percer des défenses densifiées en les saturant avec plusieurs vagues de missiles ou des essaims de drones.
- Cf. L’essai a eu lieu au large de San Diego, le 11 octobre 2024, où un ravitailleur du Military Sealift Command, le USNS Washington Chambers T-AKE 11, a réussi à transférer et à recharger une cellule VLS du croiseur USS Chosin CG 65.
- Cf. Le Ravitaillement À la Mer (RAM) est une manœuvre que maîtrise les marines océaniques modernes de jour comme de nuit. Un ou deux bâtiments sont ravitaillés en vivres, munitions et carburant par un bâtiment ravitailleur qui avance à la même vitesse. Les navires naviguent à couple, le ravitailleur étant au centre s’il y a deux bâtiments à approvisionner. Un système de portiques et de câbles/poulies permet de déployer des tuyaux, à partir du ravitailleur, et de faire parvenir des palettes de bord à bord. Les Arleigh Burke disposant d’une plateforme d’appontage à la poupe, une partie du RAM peut se faire aussi par hélicoptère.

Le USS Oscar Austin DDG-79 effectue un RAM en Mer d’Arabie en mars 2015 (source - US Navy)